Jacques GACHELIN (1925-1944)


Engagé volontaire pour participer à la libération de la France, Jacques Gachelin est mortellement blessé au combat le 28 novembre 1944. Il avait 19 ans.
Fils de Jules Gachelin (1896-1972) et de Madeleine Hachée (1903-1999), Jacques Maurice Lucien Gachelin est né le 28 juin 1925 à Paris 16ème.
Scout de France du groupe parisien Massillon, le jeune Jacques Gachelin incorpore à la fin de l’été 1944 le 2ème Bataillon de Choc (2ème BC), unité qui s’est constituée lors de la libération de Paris en regroupant des étudiants (en particulier issu du lycée « Janson de Sailly ») et des ouvriers de l’ouest parisien. Le 2ème BC connait son baptême du feu le 22 novembre 1944 à Masevaux (Haut-Rhin), où il subit ses premières pertes. C’est lors de ces combats que Jacques Gachelin est tué à l’ennemi le 28 novembre 1944. Il avait 19 ans.
Tué à l’ennemi, la mention « Mort pour la France » a été décernée à Jacques Gachelin.
Le 2ème Bataillon de Choc (ou Bataillon Janson-de-Sailly)
Après la Libération de Paris en août 1944, le lycée « Janson de Sailly » se transforme en caserne pour les troupes de volontaires placées sous le commandement de Rol Tanguy. Ce sont des étudiants de Janson, de jeunes parisiens et d’autres venus de province.
À l’initiative du lieutenant-colonel Gayardon de Fenyol, ces jeunes recrues rejoignent la 1ère armée du général de Lattre de Tassigny stationnée au Valdahon dans le Jura. Pour former un bataillon, le général de Lattre en demande 500, ils seront plus de 1300.
C’est 26 novembre 1944 à Masevaux (Haut-Rhin), premier village d’Alsace solidement tenu par les troupes allemandes, que le 2ème Bataillon de Choc « Janson de Sailly » a son baptême du feu où tombent plusieurs d’entre eux (environ une trentaine dont Jacques Gachelin). Puis ce seront les libérations de Sickert, Bourbach-le-Haut, Sausheim, Etueffort, Richwiller. Le 2ème Choc suit la marche de la 1ère Armée jusqu’à Berlin et participe à la victoire sur le Troisième Reich.
Le bataillon reçoit son drapeau des mains de son parrain, le Major américain William Bullitt, attaché au QG du général de Lattre de Tassigny. 170 d’entre eux feront le sacrifice de leur vie pour que vive la France, libre et fidèle à ses valeurs. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts dans la cour d’honneur du lycée, mais aussi dans les bourgs où ils sont tombés.
La mémoire du 2ème Bataillon de Choc a été confiée au lycée « Janson de Sailly », où son fanion est en bonne place dans le hall du 106 rue de la Pompe, Paris 16ème.
Jacques Gachelin est inhumé dans la tombe familiale au cimetière de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) (7ème section/384).
Sources :
- https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523cd8c90200d
- https://www.geneanet.org/cercles/view/colgnecmmh3945/83144
- https://fr.wikipedia.org/wiki/2e_bataillon_de_choc
- https://www.janson-de-sailly.fr/features/histoire/
- https://www.lesjansoniens.com/page/677/une-plaque-a-la-memoire-des-lyceens-du-2eme-choc-pour-commemorer-masevaux
- ansfac.fr/spip.php?article81
- https://www.geneanet.org/cimetieres/view/2555873/persons/?individu_filter=GACHELIN%2BJacques+Maurice+Lucien
- Jean-Marie Delettre (neveu de Jacques Gachelin)






































































