Georges ROCH (1885-1915) – Albert ROCH (1877-1916)

Mobilisés lors de la Première Guerre mondiale, les deux frères Roch, Georges et Albert, sont « Morts pour la France » en 1915 et 1916.

Les deux frères Roch, Georges et Albert, sont les enfants de Gustave Albert Roch et de Joséphine Albertine Bacq, qui se sont mariés le 27 décembre 1871 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Georges ROCH

Né le 7 juillet 1885 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Classe 1905, bureau de recrutement de la Seine (2ème bureau), matricule au recrutement 742, avec les mentions : « taille 1,67 m – cheveux et sourcils bruns, yeux châtain clair, front haut, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, visage ovale – degré d’instruction 3 – sait signer. »

Célibataire, il était domicilié au 3 impasse des Sergents à Fontenay. Il était cultivateur.

Soldat de 2ème classe au 54ème Régiment d’Infanterie (54ème R.I.), âgé de 30 ans, Georges Roch est tué à l’ennemi le 26 avril 1915 dans la tranchée de la-Calonne à Saint-Remy-la-Calonne au Bois-Haut (Meuse).

54ème R.I.

En 1914, e 54ème Régiment d’Infanterie est en garnison à Compiègne. Il fait partie de la 23ème Brigade d’Infanterie de la 12ème  Division d’Infanterie du 6ème Corps d’Armée, dans laquelle il fait toute la guerre.

L’historique du 54ème R.I. mentionne : « Le 24 avril 1915, le 54ème R.I. est rassemblé en tenue de campagne à proximité de Rupt-en-Woëvre, il est passé en revue par le général commandant la 12ème Division d’Infanterie. Le 54ème R.I. est cité à l’ordre de l’Armée pour les combats soutenus depuis le 26 décembre 1914. À l’heure du déjeuner, le régiment est mis en état d’alerte et va s’établir à la lisière du bois de la Châtelaine en face de Mouilly. Le dimanche 25 avril le 54ème RI. est en liaison avec le 132ème R.I. sur sa gauche. Le 54ème R.I. sous le bombardement allemand (105 et 150) reçoit l’ordre de rendre ses tranchées inviolables. Le 87ème R.I. doit déboucher et attaquer devant Le 54ème R.I. L’attaque échoue et le régiment consolide ses nouvelles positions avant d’être relevé le 30 avril 1915.

Albert Roch

Né le 21 novembre 1877 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Classe 1897, bureau de recrutement de la Seine (2ème bureau), matricule au recrutement 4425, avec les mentions : « taille 1,67 m – cheveux et sourcils châtains, yeux bleus, front court, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, teint légèrement coloré – degré d’instruction 3 – sait signer. »

Marié à Marie Aurant le 24 juillet 1909 à Fontenay-aux-Roses, il était domicilié au 2 rue Laboissière à Fontenay. Il était ouvrier aux accumulateurs à la compagnie parisienne des tramways.

Soldat de 2ème classe au sein de la 22ème section des infirmiers militaires (22ème SIM), lors des combats il monte en première ligne où il est chargé du transport des blessés. Albert Roch décède à 39 ans le 29 décembre 1916 à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris 5ème des suites d’une maladie contractée en service.

La mention « Mort pour la France » a été décernée à Georges et Albert Roch.

Les deux frères Roch sont inhumés dans le carré militaire du cimetière de Fontenay-aux-Roses : Georges 22ème/34 et Albert 23ème/32.

Sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses sont gravés les noms de Georges et Albert Roch (ainsi que celui d’Eugène Roch mort au combat en 1917 qui n’est pas leur frère).

Leurs noms sont également inscrits sur la plaque commémorative de la Première Guerre mondiale dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Fontenay-aux-Roses.

Jacques GACHELIN (1925-1944)

Engagé volontaire pour participer à la libération de la France, Jacques Gachelin est mortellement blessé au combat le 28 novembre 1944. Il avait 19 ans.

Fils de Jules Gachelin (1896-1972) et de Madeleine Hachée (1903-1999), Jacques Maurice Lucien Gachelin est né le 28 juin 1925 à Paris 16ème.

Scout de France du groupe parisien Massillon, le jeune Jacques Gachelin incorpore à la fin de l’été 1944 le 2ème Bataillon de Choc (2ème BC), unité qui s’est constituée lors de la libération de Paris en regroupant des étudiants (en particulier issu du lycée « Janson de Sailly ») et des ouvriers de l’ouest parisien. Le 2ème BC connait son baptême du feu le 22 novembre 1944 à Masevaux (Haut-Rhin), où il subit ses premières pertes. C’est lors de ces combats que Jacques Gachelin est tué à l’ennemi le 28 novembre 1944. Il avait 19 ans.

Tué à l’ennemi, la mention « Mort pour la France » a été décernée à Jacques Gachelin.

Le 2ème Bataillon de Choc (ou Bataillon Janson-de-Sailly)

Après la Libération de Paris en août 1944, le lycée « Janson de Sailly » se transforme en caserne pour les troupes de volontaires placées sous le commandement de Rol Tanguy. Ce sont des étudiants de Janson, de jeunes parisiens et d’autres venus de province.

À l’initiative du lieutenant-colonel Gayardon de Fenyol, ces jeunes recrues rejoignent la 1ère armée du général de Lattre de Tassigny stationnée au Valdahon dans le Jura. Pour former un bataillon, le général de Lattre en demande 500, ils seront plus de 1300.

C’est 26 novembre 1944 à Masevaux (Haut-Rhin), premier village d’Alsace solidement tenu par les troupes allemandes, que le 2ème Bataillon de Choc « Janson de Sailly » a son baptême du feu où tombent plusieurs d’entre eux (environ une trentaine dont Jacques Gachelin). Puis ce seront les libérations de Sickert, Bourbach-le-Haut, Sausheim, Etueffort, Richwiller. Le 2ème Choc suit la marche de la 1ère Armée jusqu’à Berlin et participe à la victoire sur le Troisième Reich.

Le bataillon reçoit son drapeau des mains de son parrain, le Major américain William Bullitt, attaché au QG du général de Lattre de Tassigny. 170 d’entre eux feront le sacrifice de leur vie pour que vive la France, libre et fidèle à ses valeurs. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts dans la cour d’honneur du lycée, mais aussi dans les bourgs où ils sont tombés.

La mémoire du 2ème Bataillon de Choc a été confiée au lycée « Janson de Sailly », où son fanion est en bonne place dans le hall du 106 rue de la Pompe, Paris 16ème.

Jacques Gachelin est inhumé dans la tombe familiale au cimetière de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) (7ème section/384).

Paul VARNEY (1890-1915)

Paul Varney est tué à l’ennemi le 5 juin 1915 à Laneuveville-au-Bois (Meurthe-et-Moselle). Il avait 25 ans.

Fils de Léon Varney et de Maria Darnet, Paul Louis Varney est né le 28 janvier 1890 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Il a deux sœurs : Marguerite et Jeanne. Passionné de théâtre et de musique, il participe à des spectacles donnés par les jeunes du Patronage St-Pierre-et-St-Paul.

Domicilié 6 ruelle des Marinières à
Fontenay-aux-Roses, Paul Varney était célibataire et il exerçait le métier de
typographe.

Classe 1910, bureau de recrutement de la Seine (3ème bureau) avec le matricule de 4362, avec les mentions : « taille 1,64, cheveux et sourcils bruns, yeux gris bleu, front ordinaire, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, visage ovale – degré d’instruction 4 – musicien, sait jouer de la Basse – Tir a obtenu un prix – sait faire du vélo ». 


Communion de Paul Varney -Famille Varney à Fontenay-aux-Roses vers 1905-Léon et Maria Varney et leurs filles : Marguerite (avec son mari Luc Molini) et Jeanne 

Classe 1910, bureau de recrutement de la Seine (3ème bureau) avec le matricule de 4362, avec les mentions : « taille 1,64, cheveux et sourcils bruns, yeux gris bleu, front ordinaire, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, visage ovale – degré d’instruction 4 – musicien, sait jouer de la Basse – Tir a obtenu un prix – sait faire du vélo ».

Sergent, Paul Varney est affecté au 71ème Bataillon des Chasseurs à Pied, unité d’Infanterie Légère, engagée en Lorraine dans le secteur de Croismare-Marainviller- Emberménil-La Neuville.

Au sujet de la période du premier semestre 1915, l’historique du 71ème BCP mentionne : « Le 71ème BCP, écrit le général commandant le 2ème CDR, vient à nouveau de se distinguer dans une reconnaissance sur Emberménil. Je vous prie de donner en exemple aux troupes sous vos ordres les officiers et les unités qui ont exécuté de semblables coups de main. » Le bataillon organise le secteur, tranchées, boyaux, réseaux de fil de fer. Le front, en général calme, s’anime parfois de rapides coups de main, ou de rencontres de patrouilles. Le 26 mars, au cours d’une action sur tout le front de la forêt de Parroy, la 9ème compagnie engage un dur combat et perd une quarantaine de chasseurs, tant tués que blessés. Les éclaireurs du Bataillon capturent un poste ennemi. La belle conduite des éclaireurs du Bataillon et de la 9ème compagnie leur vaut les félicitations du général Humbert, commandant le détachement de l’armée de Lorraine. Le village d’Emberménil change plusieurs fois de mains. Occupé de nouveau par la 8ème compagnie le 18 juin, il reste en notre possession.

Quatre jours après avoir adressé une carte postale à sa sœur Jeanne (où il indiquait être en bonne santé), le Sergent Paul Varney est tué à l’ennemi le 5 juin 1915 à la côte 274 à Laneuveville-au-Bois (Meurthe-et-Moselle).

Mention « Mort pour la France »

Son nom est gravé sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

Paul Varney est inhumé dans la tombe familiale au cimetière de Fontenay-aux-Roses (10ème section/511).

Sources :

  • Monsieur Luc Molini (petit neveu de Paul Varney)
  • https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523a03410bf36
  • Fontenay-aux-Roses – Archives municipales – Les Fontenaisiens morts durant la Première Guerre Mondiale
  • https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6244289g.texteImage
  • https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6244289g/texteBrut
  • http://tableaudhonneur.free.fr/71eBCP.pdf
  • https://www.geneanet.org/cercles/view/colgnecmmh1418/5700676