Juillet – Aout – Septembre 1870

Video : https://youtu.be/EzVDUNom8XE   

Une guerre oubliée, une défaite, la chute du Second Empire

la Proclamation de la IIIé République en quelques mois !

La France et la Prusse face à la guerre de 1870 :

  1. Le point de vue français :

Juillet 1870 : La France était alors sous le règne de Napoléon III, qui cherchait à renforcer le prestige de son empire en affrontant la Prusse, une puissance montante en Europe. Les tensions entre les deux nations étaient palpables et les esprits étaient emplis d’un sentiment de patriotisme fervent. Les Français étaient convaincus de leur supériorité militaire et étaient prêts à défendre leur honneur national.

Août 1870 : Cependant, la situation prit un tournant dramatique lorsque les armées françaises subirent une série de défaites cuisantes face aux forces prussiennes bien entraînées. Les Français furent choqués et désemparés par ces revers inattendus. Leur confiance fut ébranlée et l’esprit de résistance s’affaiblit progressivement.

Septembre 1870 : En septembre, la situation devint encore plus critique pour la France. Les forces prussiennes assiégèrent Paris (début 19 septembre 1870), plongeant la ville dans une atmosphère de siège et de privations. La population française souffrait de la faim et du manque de provisions, tandis que l’armée prussienne resserrait son étau autour de la capitale. Les Français étaient confrontés à la réalité d’une défaite imminente et à l’humiliation d’une occupation étrangère.

  1. Le point de vue prussien :

Juillet 1870 : Du côté prussien, la tension grandissante avec la France était perçue comme une opportunité d’affirmer leur suprématie et de consolider leur position en Europe. Le chancelier Otto von Bismarck était déterminé à unifier les États allemands sous l’égide prussienne, et un conflit avec la France semblait être le moyen idéal pour y parvenir.

Août 1870 : Les succès militaires prussiens au mois d’août renforcèrent la confiance des dirigeants prussiens. Les batailles de Spicheren, de Mars-la-Tour et de Gravelotte furent des victoires éclatantes qui propulsèrent l’armée prussienne sur la voie de la victoire. Les Prussiens considéraient ces triomphes comme la preuve de leur supériorité tactique et de leur efficacité militaire.

Septembre 1870 : Le siège de Paris en septembre fut un moment décisif pour la Prusse. Les dirigeants prussiens étaient convaincus que la capture de la capitale française amènerait rapidement la France à la capitulation. Ils étaient déterminés à exploiter cette opportunité pour obtenir des concessions territoriales et renforcer leur position en Europe.

Le siège de Paris fut long et difficile. Les Prussiens firent face à une résistance farouche de la part des Parisiens, qui étaient prêts à tout pour défendre leur ville. Les bombardements incessants, les pénuries de nourriture et les conditions sanitaires déplorables affaiblirent la population parisienne, mais ne brisèrent pas sa volonté de résister.

Le point de vue prussien sur la situation était teinté d’une certaine admiration pour la résilience des Parisiens, mais ils étaient convaincus de leur propre supériorité militaire et de leur droit à la victoire. Pour eux, la guerre de 1870 était une étape nécessaire vers l’unification de l’Allemagne et la consolidation de la puissance prussienne en Europe.

Du point de vue prussien, la guerre était perçue comme une opportunité de renforcer leur position en Europe et de réaliser l’unification de l’Allemagne sous leur leadership. Les succès militaires et la capture de Paris renforcèrent leur confiance en leur puissance et en leur vision de l’avenir.

III. Les conséquences :

La guerre de 1870 marqua un tournant majeur dans l’histoire des deux nations, avec des conséquences durables sur la géopolitique européenne. Elle fut un catalyseur pour l’émergence de l’Allemagne en tant que puissance dominante et pour le déclin de l’Empire français.

Vous trouverez ci-après de nombreux liens qui relatent chronologiquement la suite d’événement qui ont conduit à ce désastre.

Bonne lecture

Royaume de Prusse

Forces en présence Juillet-Aout-Septembre :

210 bataillons d’infanterie
133 escadrons de cavalerie
732 canons
———
188 332 hommes

Force Totale engagée sur le conflit: 

462 000 fantassins3
56 000 cavaliers3
1 400 000 hommes mobilisés

Empire Français

Forces en présence Juillet-Aout-Septembre :

183 bataillons d’infanterie
104 escadrons de cavalerie
520 canons
———
112 800 hommes

Force Totale engagée sur le conflit: 

230 000 fantassins2
25 000 cavaliers2
1 600 000 hommes mobilisés

Royaume de Prusse

Pertes :

Sur la période de juillet à septembre

5 237 tués
14 430 blessés
493 disparus
———
20 160 tués, blessés ou disparus

Total à la fin du conflit

51 000 morts4

Empire Français et IIIème République

Pertes :

Sur la période de juillet à septembre

1 146 tués
6 709 blessés
4 420 disparus
———
12 275 tués, blessés ou disparu

Total à la fin du conflit

139 000 morts / 474 414 prisonniers

 

2023 Commémoration de l’Appel du 18 juin

Patrice Rampin reçoit sa distinction pour sa fidélité  comme Porte-drapeau de l’UNC. Moment de forte émotion.

Les porte-drapeaux 

FNACA (Fédération Française des Anciens Combattants d’Algérie-Maroc-Tunisie): Comité de Fontenay-aux-Roses.

Souvenir Français: Comité de Fontenay-aux-Roses.

UNC (Union des Anciens Combattants): Comité de Fontenay-aux-Roses.

La Médaille Militaire: Comité de Fontenay-aux-Roses

 

Discours du Président du Comité du Souvenir Français de Fontenay-aux-Roses

  • Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance un appel historique à la résistance à l’occupation allemande de la France.
    Cet appel, qui vous a été lu il y a quelques minutes, est devenu un symbole de l’honneur retrouvé de la France et de sa détermination à défendre ses valeurs fondamentales, malgré les circonstances difficiles.
    L’appel du 18 juin rappelle aux Français l’importance de protéger les fondements de la culture et de l’identité françaises.
    Il souligne que même dans les heures les plus sombres de l’histoire, nous devons rester fidèles à nos traditions et à nos croyances fortes, car elles nous permettent de rester forts, unis et pleins d’espoir pour l’avenir. L’appel signale l’importance de défendre la liberté y compris dans le contexte actuel. L’Appel nous demande d’être plus que des témoins et nous montre la responsabilité urgente de rejeter les nombreuses idéologies extrémistes qui sapent les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité. L’Appel nous enseigne que nous avons la responsabilité de rejeter et, si nécessaire, de combattre ces idéologies qui cherchent à imposer leurs vues par la violence et la terreur, et de réprimer toute forme d’expression incompatible avec leurs convictions. Mes chers amis, la liberté est un concept complexe et fondamental qui a été au coeur de nombreuses révolutions et luttes pour l’émancipation et la justice sociale. C’est souvent associé à l’idée de pouvoir faire ce que l’on veut sans être freiné par des contraintes extérieures, mais c’est bien plus que cela. La liberté est avant tout une valeur qui permet à chacun de se réaliser pleinement en tant qu’être humain. C’est le fondement de la dignité humaine et de la capacité de choisir sa propre vie. C’est une valeur qui garantit la possibilité de développer son potentiel, de choisir ses convictions et de s’exprimer librement. Cependant, cette liberté doit être équilibrée avec la responsabilité et le respect des droits d’autrui. La liberté ne doit pas être utilisée pour opprimer ou exploiter les autres, mais doit permettre à chacun de vivre une vie dans la dignité et la paix. Dans notre société démocratique, la liberté d’expression est l’un des piliers de la démocratie. La liberté de pensée et d’expression permet de remettre en question les opinions établies, de critiquer les dirigeants et de défendre les intérêts des minorités. Sans cette liberté, la démocratie ne peut pas fonctionner car elle est vulnérable aux abus de pouvoir et à l’oppression.
    Nous devons donc défendre ces libertés fondamentales en toutes circonstances, même face aux idéologies extrémistes et violentes.
    N’oublions jamais que notre premier devoir est de défendre la liberté d’expression fondamentale, sans laquelle il ne peut y avoir de démocratie et aucun progrès ne peut être réalisé.
    L’appel du 18 juin a inspiré des générations de Français à s’engager pour défendre leur pays et ses valeurs même dans les moments les plus difficiles.
    Il nous rappelle que la force de la France réside dans la force de son peuple et dans sa capacité à relever les défis avec courage et détermination.
    L’appel du 18 juin reste un appel à l’action pour tous les Français.
    L’appel du 18 juin nous dit que nous devons être fiers de notre patrimoine culturel et de notre identité tout en restant ouverts sur l’Europe et sur le monde.
    Nous devons toujours et plus que jamais défendre la liberté d’expression. C’est fondamental. Ceci nous permet d’être libres et égaux en dignité et en droits.

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

+33 664362856

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Raymond CROLAND (1913-1945)

Raymond CROLAND (1913-1945)

Le Fontenaisien Raymond Croland est co-fondateur du réseau de résistance Vélite. Arrêté par la Gestapo, il est déporté en Allemagne au camp de Buchenwald, puis dans celui de Ellrich où il décède le 8 avril 1945.

Raymond Eugène Croland est né le 17 mai 1913 à Paris 15ème. Il est mort en déportation en Allemagne le 8 avril 1945.

Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1933), agrégé de sciences naturelles (1937), agrégé-préparateur de zoologie (1938-1944), Raymond Croland s’engage dès octobre 1940 dans la Résistance en montant avec ses collègues le chimiste Pierre Piganiol et Albert Mercier, un réseau de renseignements.

Ils recherchent les renseignements dans tous les domaines susceptibles d’intéresser Londres sur la situation française et son évolution. Ils appellent leur réseau Vélite, les anglais par la suite lui donneront le nom de Thermopyles. En liaison avec André François, Lise et Annette Blosser, ils réussissent à cerner le potentiel allemand. Vélite recrute des agents à plein temps, se développe, l’importance des renseignements recueillis demande un tri : Charles Corbier  et sa femme Anne se chargent du travail. Les liaisons radio se développent, Vélite est rattaché à la centrale de transmission Prométhée qui deviendra par la suite Praxitèle. Son chef Guy Duboÿs sera déporté et remplacé par Jean Guyot alias « Périclès ».

Commandant des Forces françaises combattantes (alias : Chandos), Raymond Croland est arrêté par la Gestapo au deuxième étage de l’École normale supérieure, rue Lhomond, le 14 février 1944. Torturé, il est déporté en Allemagne le 15 août 1944 au camp de Buchenwald, puis dans celui de Ellrich où il décède.

Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

Pour faire perdurer le souvenir de ce résistant mort en déportation, une avenue porte son nom à Fontenay-aux-Roses.

Sources :

 

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

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Laure DIEBOLD-MUTSCHLER (1915-1965)

Laure DIEBOLD-MUTSCHLER (1915-1965)

 Laure Diebold, décédée le 17 octobre 1965, est une résistante française. Secrétaire de Jean Moulin, elle fut faite compagnon de la Libération alors qu’elle était portée disparue en Allemagne.

Laure Diebold, née Laurentine Mutschler le 10 janvier 1915 à Erstein (Bas-Rhin) au sein d’une famille alsacienne ; son père est ébéniste et sa mère restauratrice. Elle naît allemande, l’Alsace étant alors occupée par le Reich mais sa famille est restée très patriote à l’égard de la France. Tous s’installent en 1920 à Sainte-Marie-aux-Mines. Laure obtient un diplôme de sténo-dactylo et se fiance dans les années 1930 avec Eugène Diebold, secrétaire de la mairie de la commune. Elle est catholique, il est protestant. À la fin de ses études, elle entre comme secrétaire sténo-dactylographe bilingue français-allemand aux Établissements Baumgartner à Sainte-Marie-aux-Mines où elle réside depuis 1920. Lors de la « drôle de guerre » (septembre 1939 – mai 1940), elle est secrétaire d’un industriel de Saint-Dié (Vosges).

  • Après l’invasion allemande, fin juillet 1940, elle reste en Alsace annexée. Elle rejoint une filière de passeurs vers la « Zone libre ». Très souvent, elle héberge des prisonniers de guerre évadés au domicile paternel, 46 rue Jean-Jaurès à Sainte-Marie-aux-Mines, ainsi que chez son fiancé. Dès 1940, elle s’associe au cercle de résistants du docteur Bareiss, rattaché à l’Armée des Volontaires. Repérée, elle doit quitter l’Alsace. La veille de Noël 1941, elle fuit à Lyon, dans la zone libre, cachée dans une locomotive. Elle y retrouve son fiancé, Eugène Diebold, prisonnier évadé, qui la fait embaucher comme secrétaire au service des réfugiés d’Alsace-Lorraine.

    Jeune mariée, elle entre à partir de mai 1942 au réseau de renseignements « Mithridate », où, en qualité d’agent de liaison et d’évasion, catégorie P1, elle recueille des informations qu’elle code et fait passer sous forme de courrier à Londres

 

Laure Diebold est arrêtée une première fois le 18 juillet 1942 par la police judiciaire deux jours avant son mari ; n’ayant rien dit, ils sont relâchés le 24 juillet faute de preuves. Elle se réfugie à Aix-les-Bains, passe dans la clandestinité la plus totale et devient « Mona ».

A la mi-août 1942, elle rencontre Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, par l’intermédiaire de Madame Moret qui travaille comme elle au service des réfugiés d’Alsace-Lorraine. Engagée aux Forces françaises libres, immatriculée au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) sous le nom de « Mado » (agent n° 9382), elle est affectée aux services de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle et délégué du Comité national français, en qualité d’agent P.2 avec le grade de lieutenant.

Le 8 décembre 1942, elle rencontre Jean Moulin, alias Rex, pour la seule et unique fois, tapant pour lui à la machine un rapport urgent. Le secrétariat compte bientôt une quinzaine de personnes, dont Laure Diebold est « la pierre angulaire ».

Fin mars 1943, avec Daniel Cordier, Hugues Limonti, Georges Archimbaud, Francis Rapp, Jean-Louis Théobald et Suzanne Olivier, elle se rend à Paris afin de préparer l’implantation de la délégation en zone occupée. Travaillant dans des bureaux situés rue Vavin puis rue de la Pompe, elle réside alors à Fontenay-aux-Roses chez son frère aîné René Mutschler, qui habitait 15 rue de Bagneux (actuelle rue Max Dormoy), afin de poursuivre ses missions de codage et de décodage de courriers. Elle tape notamment l’annonce de la première réunion du Conseil national de la Résistance. À la suite de l’arrestation de Jean Moulin, elle poursuit son travail de secrétariat à la délégation, travaillant aux côtés de Claude Bouchinet-Serreules, puis de Georges Bidault Après la guerre, ses services seront validés par les Forces françaises libres, en qualité d’agent « P 2 », assimilé au grade de lieutenant.

À la suite de la perquisition des Allemands au siège de la Délégation générale à Paris, représentée par Claude Bouchinet-Serreulles et Jacques Bingen, et au démantèlement de nombreux réseaux parisiens consécutifs à « l’affaire de la rue de la Pompe », avec l’arrestation de Pierre puis celle de Jacqueline Pery d’Alincourt, Laure Diebold est arrêtée le 24 septembre 1943, en compagnie de son mari, et détenue à la prison de Fresnes. Elle réussit à convaincre la Gestapo qu’elle n’a fait que servir de boîte aux lettres et échappe ainsi à la torture, au contraire de son mari, qui pourtant ne sait rien. Le 17 janvier 1944, elle est déportée à la prison de Sarrebruck. Du 28 janvier au 13 juin 1944, elle est en prison à Strasbourg, puis au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Elle est ensuite transférée à la prison de Gaggenau, revient au camp de Schirmeck, est envoyée à la prison de Mulhouse, puis dans une prison berlinoise. Déportée à Ravensbrück, elle est ensuite transférée près d’Altenbourg, au Kommando de Meuselwitz, satellite de Buchenwald, puis, le 6 octobre 1944, au Kommando de Leipzig-Taucha, autre satellite de Buchenwald. Eugène, Hugues Limonti et Suzanne Olivier sont eux aussi déportés. Le 20 novembre, elle est faite compagnon de la Libération sur proposition du colonel Passy ; elle est l’une des six femmes à obtenir cette distinction. Gravement malade (typhus, angine diphtérique), mourante, elle échappe à la mort grâce à l’intervention d’un médecin tchèque du laboratoire du camp. Il escamote sa fiche à deux reprises et lui évite l’envoi au crématoire.

Libérée en avril 1945 par les Américains, très affaiblie, elle arrive à Paris le 16 mai 1945 et, conduite à l’Hôtel « Lutetia », elle a le bonheur d’y retrouver son mari, également de retour de déportation et lui aussi mal en point. Elle vit alors dans le dénuement, habitant une dépendance de la maison de son frère René.

Le 18 juillet 1946, le général Paul Legentilhomme la décore de la croix de la Libération dans la cour des Invalides.

Après-guerre, Laure Diebold est d’abord employée à la Direction générale des études et recherches (DGER), successeur du BCRA. Elle aurait aussi travaillé pour le secrétariat de la présidence du Conseil, bien qu’aucune archive ne le confirme. En 1947, elle accompagne à Moscou son ancien chef devenu ministre des Affaires étrangères, Georges Bidault, pour assister à une conférence sur la paix. En 1950, elle part à Étueffont-Bas (Territoire de Belfort), où elle travaille avec son mari dans une usine de tissage. En 1957, elle entre comme secrétaire dans une entreprise lyonnaise, Rhodiacéta, où elle devient secrétaire et bibliothécaire. En 1964, à l’occasion de la translation au Panthéon des cendres de Jean Moulin, elle retrouve durant une nuit précédant l’évènement, sur la place déserte et glaciale entourant l’édifice, une partie de son ancienne équipe (Daniel Cordier, Hugues Limonti et Suzanne Olivier), dont les membres s’étaient éloignés après la guerre.

Décédée à Lyon le 17 octobre 1965, à 50 ans, conséquence des mauvais traitements qu’elle a subis en déportation. Déclarée « Mort pour la France », elle est enterrée selon son désir dans le modeste cimetière de Sainte-Marie-aux-Mines le 21 octobre, où elle avait passé son enfance et connu son mari. Elle avait exigé une cérémonie simple. Sur sa tombe est indiqué « mort pour la France », du fait des souffrances physiques endurées par la déportation, ainsi qu’une mention de son statut de compagnon de la Libération. Un hommage militaire lui est rendu en la cathédrale Saint-Jean de Lyon. Son mari, décédé en 1977, est enterré avec elle, dans le carré protestant.

 

Discrète, ce qui lui fut utile durant la guerre, elle laisse peu de traces. Oubliée durant des décennies en dehors de l’Alsace, n’apparaissant qu’en marge de certains ouvrages consacrés à Jean Moulin, elle « renaît » sous la plume d’Anne-Marie Wimmer qui, après des recherches dans les archives, publie en 2011 le livre « Code : Mado : Mais qui donc est Laure Diebold-Mutschler ? ». Chef du service archives et patrimoine du val d’Argent, David Bouvier estime que cette amnésie est due d’une part au fait qu’il s’agissait d’une femme, le rôle des femmes dans la Résistance ayant été minimisé, d’autre part au fait qu’elle était Alsacienne, le souvenir des « malgré-nous » ayant terni l’image de la région. Pour sa part, Anne-Marie Wimmer considère que Daniel Cordier n’a pas suffisamment mentionné son rôle dans ses mémoires, qui font autorité sur l’histoire de la Résistance ; les archives révèlent toutefois que ce dernier s’est longtemps préoccupé du sort de Laure Diebold après la guerre, la faisant par exemple embaucher à la DGER. Ne faisant partie d’aucun mouvement politique, elle s’est enfin trouvée exclue des commémorations partisanes, chaque camp promouvant ses propres martyrs ; sa modestie a également nui à ce qu’elle reçoive plus d’hommages.

Laure Diebold est titulaire de plusieurs décorations :

  • Compagnon de la Libération (1944)
  • Chevalier de la Légion d’Honneur (1957)
  • Croix de Guerre (1939-1945)
  • Médaille commémorative des services volontaires de la France Libre

Un timbre postal à son effigie d’une valeur faciale de 0,68 € paraît le 19 octobre 2015.

Pour faire perdurer son souvenir, une plaque a été apposée à Erstein (Bas-Rhin) son village natal. A Paris, à Lyon et dans plusieurs autres villes de France des places et des rues portent son nom, ainsi que, depuis 2024, une école maternelle à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin). A Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), où elle a résidé de 1943 à 1953, c’est une allée du parc Sainte-Barbe, ainsi qu’une plaque mémorielle (située à l’angle des rues Georges Bailly et Max Dormoy) qui rappellent son souvenir.

Sources :

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

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Jean-Noël PELNARD (1923-1944)

Jean-Noël PELNARD (1923-1944)

Jean-Noël Pelnard est né le 1er mars 1923 à Paris 6ème. Etudiant, résistant (alias : Noël), Lieutenant des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) il est mort au combat le 12 août 1944 à Bellevue-La-Montagne en Haute-Loire.

Jean-Noël Pelnard est le fils de Louis Pelnard, ingénieur polytechnicien et de Camille Considére. En 1944, la famille était officiellement domiciliée 5 rue des Roses à Fontenay-Aux Roses (Hauts-de-Seine) mais habitait en fait chez un cousin à Allègre (Haute-Loire), où son père avait déplacé son bureau d’études de Paris.

Après de brillantes études à Paris, Jean-Noël Pelnard avait rejoint la zone libre à Lyon où il s’inscrit en faculté en vue de préparer Polytechnique (comme son père). Jean-Noël était célibataire. Déjà, il fait de la Résistance. Il dut quitter précipitamment Lyon au retour d’une mission, après les arrestations de Caluire le 21 juin 1943. Quelques brèves confidences ont laissé percevoir que la police allemande avait trouvé son nom sur une liste, il était « grillé ». Il rejoignit la Haute-Loire qu’il connaissait bien.

Il rejoignit la résistance au sein de l’Armée Secrète (AS). Il prit le maquis, d’abord dans les forêts d’Allègre, puis dans la région de Lavoûte-sur-Loire au lieudit La Roche, et enfin dans les bois de Saint-Geneys près Saint Paulien. Sportif, maîtrisant parfaitement la topographie, ayant été plusieurs années chef scout dans la Seine, il prit rapidement de l’ascendant sur son groupe qui lui donne le commandement, son groupe devenant le « groupe Noël, » son nom de guerre. Il fut nommé lieutenant.

Début août 1944, les maquis de l’Armée secrète et les FTP du camp Wodli concentrèrent leurs efforts autour du Puy (aujourd’hui Le Puy-en Velay en Haute-Loire,) et d’Yssingeaux (Haute-Loire). La garnison allemande du Puy était encerclée et se préparait à gagner Saint-Étienne (Loire) pour rejoindre Lyon (Rhône). Les sabotages et les escarmouches se multiplièrent pour la contraindre à l’immobilisme et à la reddition. Le 12 août, le groupe Noël qui avait pour mission de faire sauter le pont de Chomelix (Haute-Loire), se heurta violemment à un détachement de la Wehrmacht près de Bellevue-La-Montagne. Le groupe d’hommes avait dévalé un talus des bois de Themeys surplombant la route nationale 106 espérant accueillir un second groupe apportant les explosifs mais il s’agissait en fait d’un camion allemand. Les soldats allemands ouvrirent immédiatement le feu. Jean-Noël Pelnard fut blessé à la jambe, il parvint à rejoindre l’orée du bois où il fut encerclé et achevé d’une balle dans la tempe. Son camarade, Étienne Pradon subit le même sort. Seul, leur troisième compagnon parvint à s’enfuir. Quelques minutes plus tard, les Allemands prirent sous le feu de leurs mitrailleuses un camion venant de la route de Vorey où avaient pris place une douzaine de combattants FFI, sans doute ceux attendus par le groupe Noël. Les hommes parviennent à sauter du camion et s’enfuir mais Candido Martinez, un des Espagnols du bataillon de Vaux est blessé puis achevé. Les allemands se retirèrent en direction du Puy. Trahison ou carence d’informations sur les positions de l’ennemi ? L’interrogation demeure quant à la présence d’une patrouille allemande à cet instant précis du rendez-vous.

Jean-Noël Pelnard est « Mort pour la France », jugement rendu par le Tribunal Civil du Puy-en Velay (Haute Loire) le 11 août 1945. Ses parents obtinrent l’insigne spécial pour les mères et pères, veuves et veufs des MPF.

Dans le Mémorial rédigé par Fernand Boyer, il est dénommé Jean Pelnard-Considére.

Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses, ainsi que sur la stèle commémorative de Bellevue-La-Montagne.

Pour faire perdurer le souvenir de ce résistant mort au combat, une rue porte son nom à Fontenay-aux-Roses.

Sources :

     

    Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

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    Robert PIROT (1914-1944)

    Robert PIROT (1914-1944)

    Robert Pirot est mort au combat en Allemagne le 19 avril 1944. Il avait 30 ans.

    Robert Pirot est né le 26 juillet 1914 à La Châtre (Indre). Il s’est marié le 11 janvier 1938 à Paris 12ème avec Aimée Ollivier (1915-1977). Le couple vivait route de Neuvy à La Châtre (Indre).

    Alors qu’il exerce le métier de couvreur-zingueur, en 1940, l’année de naissance de son fils Guy, Robert Pirot est mobilisé. Il est affecté au 13ème Régiment d’Infanterie, régiment d’active qui a été renforcé suite à la mobilisation de septembre 1939, et qui est intégré à la 9ème Division d’Infanterie Motorisé.

    Mortellement blessé au combat, le Sergent Pirot décède le 19 avril 1944 à Kassel en Allemagne.

    Mention « Mort pour la France ».

    Il repose dans le carré militaire au cimetière de Fontenay-aux-Roses.

    Sources :

     

    Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

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    Pierre GLADIEUX (1937-1959)

    Pierre Claude Gladieux est né le 6 novembre 1937 à Paris 14ème. Grièvement blessé en Algérie, il décède à 22 ans des suites de ses blessures le 25 décembre 1959.

     

    Pierre Gladieux effectue son service militaire dans l’armée de l’Air, au sein de la Base Aérienne 148 « Hussein Dey » située près d’Alger en Algérie. Suite aux opérations de pacification opérées dans le pays à partir de 1954, la BA 148 est devenue un site opérationnel important de l’armée de l’Air, à vocations multiples : mission de transit entre la métropole et l’Algérie, mission technique, mission d’approvisionnement, mission administrative, et mission de maintien de l’ordre.

    Grièvement blessé (dans des circonstances non précisées), l’aviateur de 2ème classe Pierre Gladieux est rapatrié en France à l’hôpital militaire de Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), où il meurt le 25 décembre 1959.

    Pierre Gladieux résidait à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Mention « Mort pour la France ».

    Décorations décernées à titre posthume :

    • Chevalier de la Légion d’Honneur
    • Médaille Militaire
    • Croix de la Valeur Militaire

    Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962, 3 millions de soldats, appelés ou rappelés, ont combattu en Afrique du Nord. 300 000 sont revenus blessés ou malades. 30 000 sont morts.

    Sources :

    https://www.enpa-capmatifou.com/Enpa3/Aero/MILITAIRE/ArmeeAir%201945-1962%20(1).pdf

    Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

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    10 + 4 =

    Michel LOUPY (1932-1957)

    Michel LOUPY (1932-1957)

    Michel Roger Loupy est né le 17 octobre 1932 à Saïgon (Vietnam ex-Cochoinchine). Polytechnicien, officier dans l’armée de Terre, il est mortellement blessé en Algérie le 22 octobre 1957.

    Fils de Louis Loupy et de Léa Rongieras, Michel Loupy est issu de la promotion 1954 de l’Ecole Polytechnique. Il s’engage dans l’armée de Terre. Lieutenant, il sert en Algérie au sein du 62ème Bataillon du Génie.

    Le 62ème Bataillon du Génie (62ème BG) a été créé en Algérie le 1er mai 1956 par changement de numérotation du 31ème BMG. Il stationne dans la région de Tiemcen. Il est chargé de la réalisation du barrage Ouest sur la frontière algéro-marocaine. Il comprend : un état-major, 3 compagnies de travaux, une compagnie mixte d’entrepôt et de bennes, et une section de pontage. Le 62ème BG est dissous le 30 novembre 1959 et redevient par changement de numérotation le 31ème Bataillon du Génie.

    Le Lieutenant Loupy est mortellement blessé le 22 octobre 1957, il décède à l’hôpital militaire de Tiemcen en Algérie.

    Mention « Mort pour la France ».

    Chevalier de la Légion d’Honneur (Décret du 25 février 1958 – Décoré à titre posthume).

    Croix de Guerre

    Croix de la Valeur Militaire.

    Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), ainsi que sur le monument érigé par la ville de Paris au cimetière du Père Lachaise mentionnant les morts et disparus pendant la guerre d’Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc.

    Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Sources :

    • https://www.geneanet.org/cimetieres/view/124681
    • https://www.geneanet.org/registres/view/725542?individu_filter=2990576
    • https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad6eb2b886
    • com
    • com
    • https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=6344757

     

    Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

    10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

    +33 664362856

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    10 + 5 =

    Henri METRARD (1928-1954)

    Henri METRARD (1928-1954)

    En 1954, l’armée française livrait, au cours de combats acharnés à Diên Biên Phu, sa dernière bataille majeure en Indochine. Alors que s’ouvre la conférence internationale de Genève, cette défaite précipite la fin de la guerre et celle de la présence française dans la région.

    Henri Metrard est décédé le 1er mai 1954 lors de la guerre d’Indochine, il avait 26 ans.

    Henri Metrard est né le 1er juin 1928 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

    Militaire, matricule au corps : 735.

    Il est mortellement blessé lors de la guerre d’Indochine alors qu’il sert au sein de la 11ème Compagnie Moyenne de Réparation du Matériel (CMRM).

     

    Le brigadier-chef Metrard décède des suites de ses blessures le 1er mai 1954 à l’hôpital « Médecin-Lieutenant Ciais » à Haiphong au Tonkin.

    Mention « Mort pour la France ».

    Son nom est inscrit sur le « Monument aux Morts » de Saint-Aubin d’Aubigné (Ille-et-Vilaine), ainsi que sur celui de l’arme du Matériel qui se trouve dans l’enceinte des Ecoles Militaires de Bourges (Cher).

    Initialement inhumé au Cimetière de la Conquête à Haiphong (Vietnam), son corps est rapatrié en France ; il repose dans le carré militaire du cimetière de Fontenay-aux-Roses.

    Sources :

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    5 + 4 =

    Georges THIEBAUT (1928-1961)

    Georges THIEBAUT (1928-1961)

    Georges Gustave Thiebaut est né le 12 septembre 1928 à Saint-Quentin (Aisne). Commando parachutiste de l’Air, il est mortellement blessé en Algérie le 25 février 1961.

    Fils de Emile Thiebaut, architecte, et de Marguerite Merlinat, Georges Thiebaut s’est marié à Savonnières-en-Perthois (Meuse) le 30 juin 1952 avec Anne Voulliaume.

    Il s’engage dans l’armée de l’Air. Lieutenant, il sert en Algérie au sein du 541ème Groupement des Commandos Parachutistes de l’Air (541ème GCPA). Victime d’une embuscade, il décède des suites de ses blessures le 25 février 1961 à Berrouaghia (ex département d’Alger) en Algérie.

    Ses parents résidaient au 9 rue des Potiers à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Mention « Mort pour la France ».

    Chevalier de la Légion d’Honneur (Décret du 1er août 1961 – Décoré à titre posthume).

    Croix de la Valeur Militaire avec palme.

    Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Le 12 avril 1961 il est inhumé dans le caveau familial au cimetière d’Alaincourt (Aisne).

    Sources :

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    8 + 3 =

    Daniel FUSTIER (1927-1961)

    Daniel FUSTIER (1927-1961)

    Daniel Fustier est né le 27 avril 1927 à Colmar (Bas-Rhin). Pilote d’hélicoptère, victime d’un accident aérien en Algérie, il décède le 25 septembre 1961.

    Engagé dans l’armée de l’Air en 1944 (matricule MA X 8184), Daniel Fustier est admis à l’Ecole Militaire de l’Air en 1949 et il est breveté pilote en 1952.

    Il effectue en 1953 un tour d’opérations en Indochine avec le Groupe de bombardement 1/19 «Gascogne» sur B 26. Breveté chef de patrouille de reconnaissance, il rejoint les unités d’hélicoptères en Algérie (Escadron d’hélicoptères 2/38 et 3/22) où, de 1956 à 1961, il effectue de nombreuses missions d’assaut, d’appui feu et d’évacuation sanitaire.

    Au retour d’une mission d’appui feu, son hélicoptère H 34 se brise alors qu’il se prépare à atterrir. Grièvement brulé, le Capitaine Fustier est rapatrié en France à l’hôpital militaire de Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), où il meurt quelques jours plus tard le 25 septembre 1961.

    Marié, il résidait à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    Mention « Mort pour la France »

    Officier de la Légion d’Honneur

    Croix de guerre TOE avec deux citations

    Croix de la Valeur Militaire avec cinq citations

    Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), ainsi que sur celui de Fons-sur-Lussan (Gard)

    Pour honorer sa mémoire, l’armée de l’Air l’a choisi comme parrain de la promotion 1967 de l’Ecole Militaire de l’Air.

    Sources :

    Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

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    13 + 6 =

    Juin 1954

    Les 24 Heures du Mans ont eu lieu les 12 et 13 juin : Les 24 Heures du Mans ont été remportées par l’équipe de José Froilán González et Maurice Trintignant, qui conduisaient une voiture de course Ferrari 375 Plus. Ils ont réussi à parcourir une distance totale de 4 135,95 kilomètres lors de cette édition de la course.

    Juin 1954

    C’était un an plus tôt, Le 2 juin 1953, Elisabeth II était couronnée reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord en l’abbaye de Westminster.

     

     

    Juin 1954 les défis à la fois sur la scène internationale et sur le plan intérieur.

    • Guerre d’Indochine : La guerre d’Indochine a été l’un des événements majeurs de cette période. Après huit années de conflit, marquées par des affrontements violents et des difficultés croissantes, les forces françaises ont subi une défaite décisive lors de la bataille de Diên Biên Phu en mai 1954. Cela a conduit à la signature des Accords de Genève en juillet 1954, qui ont marqué la fin de la guerre d’Indochine et le retrait de la France de la région.
    • Contexte de la Guerre froide : Au niveau international, la France était également confrontée aux tensions croissantes de la Guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique. La France était membre de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) et cherchait à s’aligner sur les positions occidentales dans le cadre de la lutte contre l’expansion du communisme.
    • Décolonisation : La défaite en Indochine a mis en évidence les difficultés de la France à maintenir son empire colonial. La décolonisation était un enjeu majeur de l’époque, avec des mouvements nationalistes qui revendiquaient l’indépendance dans les colonies françaises en Afrique du Nord, notamment en Algérie où les tensions se sont intensifiées.
    • Rétablissement économique : Sur le plan intérieur, la France se remettait des ravages de la Seconde Guerre mondiale et s’efforçait de reconstruire son économie. Le gouvernement français a mis en œuvre des politiques de modernisation et de relance économique, notamment avec le Plan Marshall, qui a contribué à la reconstruction du pays et à la croissance économique.

    Quelques événements importants :

    12 juin: à l’issue d’un nouveau débat sur l’Indochine, l’Assemblée nationale refuse la confiance au gouvernement de Joseph Laniel qui présente sa démission. Pierre Mendès France est chargé de former un nouveau gouvernement.

    18 juin :France : début du gouvernement Pierre Mendès (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Mend%C3%A8s_France) France jusqu’au 5 mars 1955. Il s’engage à régler l’affaire d’Indochine en six semaines et à présenter un plan de redressement économique avant le 20 juillet. Le nouveau gouvernement Mendès France négocie, principalement avec le Chinois Zhou Enlai, un cessez-le-feu en Indochine.

    19 juin : Première causerie radiodiffusée de MendèsFrance.(https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-pierre-mendes-france-memorables)

    La France était confrontée à plusieurs événements et développements importants sur la scène internationale :

    • Les négociations des Accords de Genève : En juin 1954, les négociations pour les Accords de Genève étaient en cours. Ces accords visaient à trouver une solution diplomatique pour mettre fin à la guerre d’Indochine. Les discussions impliquaient la France, le Vietnam, le Laos et le Cambodge, ainsi que d’autres pays impliqués dans la région. Ces négociations ont abouti à la signature des Accords de Genève le 21 juillet 1954.
    • Les relations avec les États-Unis : À cette époque, la France entretenait des relations étroites avec les États-Unis, qui étaient engagés dans la lutte contre le communisme pendant la Guerre froide. Les États-Unis ont fourni un soutien militaire et financier à la France pendant la guerre d’Indochine. Cependant, la défaite de la France à Diên Biên Phu en mai 1954 a poussé les États-Unis à réévaluer leur politique envers l’Indochine.
    • Les tensions en Europe : En juin 1954, l’Europe était toujours marquée par les séquelles de la Seconde Guerre mondiale et les tensions de la Guerre froide. Les pays européens étaient divisés entre les blocs de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. La France, en tant que membre de l’OTAN, était impliquée dans les efforts de défense collective contre l’Union soviétique et ses alliés communistes.
    • La question de l’Algérie : Bien que la guerre d’Algérie n’ait pas encore officiellement éclaté en juin 1954, la situation en Algérie était de plus en plus préoccupante. Les tensions entre les nationalistes algériens et les colons français étaient palpables, et cela allait devenir un enjeu majeur dans la politique intérieure et les relations internationales de la France dans les années à venir.

    La vie quotidienne

    En juin 1954, la vie quotidienne des Français reflétait à la fois les conséquences de la Seconde Guerre mondiale et les préoccupations liées à la situation politique et sociale de l’époque. Voici un aperçu de la vie en France à cette période :

    Reconstruction et conditions de vie : La France était toujours en phase de reconstruction après les destructions de la guerre. De nombreuses villes et infrastructures étaient encore endommagées, et les efforts de reconstruction étaient en cours. Les conditions de vie variaient selon les régions, mais dans l’ensemble, les difficultés économiques et les restrictions étaient encore présentes.

    Préoccupations politiques : La situation en Algérie et les tensions croissantes dans cette colonie française étaient des sujets de préoccupation majeurs. Les débats sur l’avenir de l’Algérie et les relations entre la France et ses colonies occupaient une place importante dans les discussions politiques et suscitaient des opinions divergentes au sein de la population.

    Divertissement et culture : Malgré les défis auxquels le pays était confronté, la culture et le divertissement continuaient d’être des aspects importants de la vie quotidienne. Le cinéma était populaire, et de nombreux films français étaient produits et diffusés à cette époque. La musique, la littérature et le théâtre occupaient également une place significative dans la culture française.

    Sports et loisirs : Le sport était un élément essentiel de la vie quotidienne en France. Le football était particulièrement populaire, avec des matchs et des compétitions qui attiraient de nombreux spectateurs. Les promenades dans les parcs et les activités de plein air étaient également appréciées, offrant aux gens l’occasion de se détendre et de profiter de leur temps libre.

    En juin 1954, plusieurs événements culturels et sportifs importants ont eu lieu en France. Voici quelques exemples :

    Expositions d’art : Plusieurs expositions d’art ont eu lieu en France en juin 1954. Ces expositions présentaient des œuvres d’artistes français et internationaux, offrant aux visiteurs un aperçu de la scène artistique contemporaine.

    Concerts et spectacles : Différents concerts et spectacles se sont déroulés dans tout le pays en juin 1954. Des artistes renommés se produisaient sur scène, offrant des moments de divertissement et de musique aux spectateurs.

    Événements sportifs locaux : Outre les grands événements sportifs tels que Roland-Garros, il y avait également des événements sportifs locaux qui animaient les régions de France. Des compétitions de football, de cyclisme et d’autres sports étaient organisés pour le plaisir des spectateurs.

    Evénement sportif exceptionnel :

    Les 24 Heures du Mans ont eu lieu les 12 et 13 juin : Les 24 Heures du Mans ont été remportées par l’équipe de José Froilán González et Maurice Trintignant, qui conduisaient une voiture de course Ferrari 375 Plus. Ils ont réussi à parcourir une distance totale de 4 135,95 kilomètres lors de cette édition de la course.

    Cet article est une étude personnelle du rédacteur, il comporte, probablement, des incertitudes, des erreurs et surement la nécessité de compléments d’information. Le point de vue du rédacteur est d’apporter matière à discussion et à réflexion pour que l’histoire ne se répète pas comme une fatalité !

       

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      6 + 8 =

      Juin 1946

      Création du Mouvement Républicain Populaire (M.RP):
      Seul sauvera la France un Gouvernement activement social, et du centre ; ni capitaliste, ni collectiviste ; également lié d’amitié avec chacune des grandes puissances, mais indépendant de toutes.

      Juin 1946

      Faits politiques majeurs en ce mois de juin 1946 :

      • Élections constituantes en France : En juin 1946, la France a organisé des élections constituantes pour former une nouvelle Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution pour le pays. Ces élections marquaient une étape majeure dans la transition de la France vers une nouvelle ère politique après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

       

       

      • Établissement de la Quatrième République : Les élections de juin 1946 ont abouti à la mise en place de la Quatrième République française. Cette nouvelle république a succédé à la Troisième République, qui avait été ébranlée par la défaite de la France en 1940 et l’occupation allemande. La Quatrième République a été caractérisée par un système parlementaire fort et une tentative de stabilité politique.
      • Rétablissement de la démocratie : Après les années sombres de la guerre et de l’occupation, les élections de juin 1946 ont été perçues comme un retour à la démocratie en France. Elles ont permis aux citoyens français de participer activement à la vie politique et de choisir leurs représentants pour réformer le pays et reconstruire une société démocratique.
      • Réformes et transformations politiques : La Quatrième République a été marquée par de nombreuses réformes et transformations politiques, dont certaines ont été initiées après les élections de juin 1946. Parmi les principales réformes figuraient l’adoption de la nouvelle constitution, la mise en place d’un régime parlementaire et l’introduction de politiques de reconstruction et de modernisation économique.
      • Réconciliation et reconstruction : Le mois de juin 1946 a symbolisé la volonté de la France de se reconstruire après les ravages de la guerre. Les élections et l’établissement de la Quatrième République ont favorisé un sentiment de réconciliation nationale et ont posé les bases d’une reconstruction politique, économique et sociale.

      Les relations internationales

      En juin 1946, les relations internationales étaient marquées par plusieurs événements et développements importants, notamment des négociations diplomatiques et des tensions entre les pays européens. Voici quelques-uns des principaux événements de cette période :

      • Conférence de Paris : La Conférence de Paris, qui s’est tenue du 29 juin au 29 juillet 1946, était une réunion majeure des puissances alliées de la Seconde Guerre mondiale. Les représentants de l’Union soviétique, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France ont discuté de diverses questions, notamment de la future division de l’Allemagne, des réparations de guerre et de l’avenir de l’Europe de l’Est.
      • Tensions Est-Ouest : Les tensions entre les pays occidentaux et l’Union soviétique se sont intensifiées en juin 1946. Les divergences idéologiques et les différends territoriaux en Europe de l’Est ont contribué à la montée des tensions entre les deux camps. La politique d’expansion de l’influence soviétique dans la région a suscité des préoccupations parmi les pays occidentaux.
      • Création de la Commission de l’énergie atomique des Nations unies : Le 14 juin 1946, l’Assemblée générale des Nations unies a créé la Commission de l’énergie atomique des Nations unies (CEA). Cette commission avait pour objectif de promouvoir l’utilisation pacifique de l’énergie atomique et de prévenir la prolifération des armes nucléaires.
      • Rupture des relations diplomatiques entre l’URSS et la Yougoslavie : En juin 1946, l’Union soviétique a rompu ses relations diplomatiques avec la Yougoslavie de Tito. Cette rupture a été motivée par des désaccords idéologiques et des différends politiques entre le dirigeant soviétique Staline et le dirigeant yougoslave Tito.
      • Création du Conseil de l’Europe : Le 5 juin 1946, le Conseil de l’Europe a été créé à Londres. Il s’agissait d’une organisation intergouvernementale visant à promouvoir la coopération et les droits de l’homme en Europe. Cette initiative a jeté les bases de la future construction européenne.
      • Guerre d’indépendance de la Grèce : En juin 1946, la guerre d’indépendance de la Grèce contre les forces communistes a atteint son point culminant. Le gouvernement grec, soutenu par les forces occidentales, a mené une lutte contre les insurgés communistes, dans le contexte de la guerre froide naissante (https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_grecque).

      En juin 1946, le gouvernement français était celui de la Quatrième République, qui avait été instaurée après la Seconde Guerre mondiale. Voici une brève présentation du gouvernement français de l’époque et de ses principales figures politiques :

      • Président du Conseil (chef du gouvernement) : Félix Gouin (3 juin 1946 – 24 juin 1946) et Georges Bidault (24 juin 1946 – 16 décembre 1946). Félix Gouin a été brièvement Président du Conseil au début du mois de juin avant d’être remplacé par Georges Bidault.
      • Président de la République : Vincent Auriol. Vincent Auriol a été élu Président de la République française le 16 janvier 1947, après les événements de juin 1946.

      Principales figures politiques :

      • Charles de Gaulle : Bien que Charles de Gaulle ne soit pas directement impliqué dans le gouvernement en juin 1946, il jouait un rôle important en tant que leader politique et chef de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus tard, en 1958, il reviendra au pouvoir et sera un acteur clé de la Cinquième République.
      • Léon Blum : Léon Blum était un homme politique influent et une figure majeure de la gauche française. Bien qu’il n’ait pas occupé de poste ministériel spécifique en juin 1946, il a joué un rôle de premier plan en tant que dirigeant du Parti socialiste SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière).
      • Maurice Thorez : Maurice Thorez était le leader du Parti communiste français (PCF). Il a été membre du gouvernement en tant que ministre d’État sans portefeuille dans le gouvernement de Félix Gouin.

      Il est important de noter que la composition du gouvernement et les figures politiques clés ont évolué au cours de la Quatrième République, avec différents partis politiques jouant des rôles significatifs dans les années qui ont suivi.

      Les défis internes :
      En juin 1946, la France était confrontée à plusieurs défis politiques et sociaux importants qui ont influencé la période de la Quatrième République. Voici certains des défis majeurs auxquels le pays était confronté à cette époque :

      Instabilité politique : La Quatrième République a connu une instabilité politique chronique, caractérisée par une succession de gouvernements et de coalitions fragiles. Les tensions politiques étaient exacerbées par les divisions idéologiques entre les différents partis politiques, notamment les communistes, les socialistes et les démocrates-chrétiens. Les dissensions politiques ont entravé la mise en place de réformes et de mesures cohérentes, ce qui a contribué à l’instabilité gouvernementale.

      Problèmes économiques : Après la guerre, la France était confrontée à de graves problèmes économiques. La destruction des infrastructures, les pénuries de nourriture et les difficultés de reconstruction ont créé des défis considérables. L’économie française était en crise, avec une inflation élevée, une dette importante et un taux de chômage élevé. La reconstruction du pays nécessitait des ressources et des efforts considérables.

      Tensions sociales : La société française était marquée par des tensions sociales importantes. Les conditions de vie difficiles, les inégalités économiques et sociales, ainsi que les revendications des travailleurs et des syndicats ont engendré des mouvements sociaux et des grèves fréquentes. Les luttes pour les droits des travailleurs, les revendications salariales et les mouvements de protestation ont contribué à une atmosphère de tension sociale dans le pays.

      Décolonisation : La France était également confrontée au défi de la décolonisation, notamment en Afrique du Nord et en Indochine. Les mouvements nationalistes réclamaient l’indépendance, ce qui a conduit à des conflits et à une instabilité croissante dans les colonies françaises. Ces tensions coloniales ont ajouté une dimension supplémentaire aux défis politiques et sociaux auxquels la France était confrontée.

      La vie quotidienne :

      La vie quotidienne des Français en juin 1946 était marquée par les séquelles de la Seconde Guerre mondiale et les défis de la reconstruction.

      Voici un, bref, aperçu des différents aspects de la vie quotidienne à cette époque :

      • Conditions de vie : La France sortait de la guerre et faisait face à de nombreuses difficultés. Les destructions matérielles étaient encore visibles dans de nombreuses régions, les infrastructures étaient endommagées et les pénuries persistaient. Les conditions de vie étaient souvent précaires, avec des logements insuffisants et des problèmes d’approvisionnement en nourriture, en combustible et en produits de première nécessité.
      • Préoccupations économiques : L’économie française était en crise, marquée par une inflation élevée, une dette importante et un taux de chômage élevé. La population était préoccupée par la reconstruction du pays et la recherche de moyens de subsistance. Les préoccupations économiques étaient omniprésentes, avec des difficultés pour obtenir des emplois stables et des ressources suffisantes pour subvenir aux besoins quotidiens.
      • Culture et divertissement : Malgré les difficultés, la culture et le divertissement continuaient d’occuper une place importante dans la vie quotidienne des Français. Le cinéma et la musique étaient des formes populaires de divertissement. Les cinémas étaient fréquentés et des artistes renommés ont contribué à égayer la vie culturelle du pays. Cependant, l’offre culturelle pouvait être limitée en raison des contraintes économiques et des destructions causées par la guerre.
      • Préoccupations politiques : La période de juin 1946 était marquée par une instabilité politique et des tensions entre les différents partis politiques. Les Français suivaient de près les développements politiques et s’intéressaient aux négociations pour la formation d’un gouvernement stable et aux réformes envisagées pour reconstruire le pays. La politique était une préoccupation majeure, car elle affectait directement les perspectives d’avenir et la stabilité du pays.
      • Reconstruction et solidarité : Malgré les difficultés, les Français faisaient preuve de résilience et de solidarité. La population s’impliquait activement dans les efforts de reconstruction, que ce soit en participant à des projets de reconstruction locale, en soutenant les initiatives de solidarité ou en s’engageant dans des mouvements sociaux pour défendre leurs droits. La reconstruction du pays était un objectif commun et mobilisait l’énergie et les ressources de la population.

      En juin 1946, la guerre d’Indochine n’avait pas encore éclaté, mais les prémices de ce conflit étaient déjà présentes.

      Contexte politique : À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France cherchait à rétablir son contrôle sur l’Indochine française (comprenant les territoires du Vietnam, du Laos et du Cambodge) après la capitulation du Japon, qui avait occupé la région pendant la guerre. Cependant, des mouvements nationalistes indochinois, tels que le Viet Minh dirigé par Ho Chi Minh, revendiquaient l’indépendance de la colonie.

      Conférence de Fontainebleau : Du 6 au 8 juin 1946, la Conférence de Fontainebleau s’est tenue en France pour discuter du statut de l’Indochine française. Les représentants français et vietnamiens se sont réunis pour des négociations, mais aucun accord satisfaisant n’a été atteint. Les tensions entre la France et les nationalistes vietnamiens ont continué de s’aggraver.

      Escalade des tensions : Malgré les négociations, les tensions entre la France et le Viet Minh se sont intensifiées. Les deux parties étaient engagées dans une lutte pour le contrôle de la région, ce qui a conduit à des affrontements sporadiques et des actes de violence.

      (Incident de Haiphong : Le 23 novembre 1946 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Haïphong), un incident à Haiphong, dans le nord du Vietnam, a marqué une escalade majeure dans le conflit. Des affrontements entre les forces françaises et vietnamiennes ont éclaté, entraînant la mort de milliers de personnes. Cet événement a été considéré comme le début officiel de la guerre d’Indochine.)

      Tensions croissantes entre la France et le mouvement nationaliste vietnamien. Les négociations infructueuses de la Conférence de Fontainebleau et les affrontements sporadiques ont préfiguré les hostilités qui se sont intensifiées dans les mois et les années suivants, conduisant à la guerre d’Indochine qui a duré de 1946 à 1954.

      La perception de la future guerre d’Indochine en France était mitigée. Voici quelques perspectives qui ont pu être observées à l’époque :

      • Légitimité de la présence française : Une partie de la population française soutenait la présence coloniale française en Indochine et considérait qu’il était nécessaire de maintenir le contrôle sur cette colonie. Certains voyaient l’Indochine comme une partie intégrante de l’empire français et soutenaient les efforts pour maintenir l’ordre et la souveraineté française dans la région.
      • Opposition à la guerre : D’autres Français, notamment ceux ayant des tendances pacifistes ou anticoloniales, s’opposaient à la perspective d’une nouvelle guerre en Indochine. Ils considéraient la guerre comme une continuation de l’oppression coloniale et craignaient les conséquences humanitaires et économiques d’un conflit armé.
      • Méfiance envers les nationalistes vietnamiens : Une partie de l’opinion publique en France percevait les nationalistes vietnamiens, représentés par le Viet Minh et Ho Chi Minh, comme des mouvements révolutionnaires ou communistes. Cette méfiance était nourrie par la peur de la propagation du communisme et des idées révolutionnaires en Indochine, et certains estimaient qu’il était nécessaire de lutter contre ces mouvements.
      • Indifférence ou manque d’information : Il est également possible que pour une partie de la population française, la situation en Indochine n’ait pas suscité un intérêt ou une attention particulière. Les préoccupations liées à la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, les difficultés économiques et les problèmes politiques intérieurs pouvaient prendre le devant de la scène, reléguant la question indochinoise au second plan.

      Il convient de noter que ces perceptions ont évolué au fil du temps, notamment à mesure que la guerre d’Indochine progressait et que les coûts humains et économiques devenaient plus apparents. La guerre suscitera ensuite des débats et des controverses au sein de la société française, alimentant les mouvements anti-guerres et les remises en question de la politique coloniale de la France.

      Cet article est une étude personnelle de son créateur, il comporte, probablement, des incertitudes, des erreurs et surement la nécessité de compléments d’information. Le point de vue du rédacteur est d’apporter matière à discussion et à réflexion pour que l’histoire ne se répète pas comme une fatalité !

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      Juin 1939

      Juin 1939

      En 1939, la France se trouvait dans un contexte de montée des tensions en Europe. La menace de la guerre se faisait de plus en plus pressante, avec l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler qui menaçait de déstabiliser la région. La France, tout en essayant d’éviter un conflit armé, se préparait activement à une éventuelle confrontation. Les négociations diplomatiques étaient en cours, mais l’incertitude régnait quant à l’issue de ces pourparlers. La population française était consciente de la gravité de la situation et vivait dans l’appréhension d’un conflit imminent.

      Le mois de juin 1939 en France revêt une importance particulière en raison de plusieurs événements et développements majeurs qui ont contribué à façonner l’histoire du pays et du monde.

       

       

      La crise des Sudètes (https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2018/08/29/26010-20180829ARTFIG00246-30-aout-1938-la-crise-des-sudetes-preoccupe-la-france-et-l-angleterre.php): Pour mémoire : En septembre 1938 les Sudètes étaient une région de la Tchécoslovaquie majoritairement peuplée d’Allemands ethniques, revendiquée par l’Allemagne nazie. La conférence de Munich en septembre 1938, aboutira finalement à l’annexion des Sudètes par l’Allemagne.

      Les tensions franco-allemandes : Les relations entre la France et l’Allemagne nazie étaient à leur paroxysme en juin 1939. La France, avec son alliance avec la Tchécoslovaquie, cherchait à maintenir la paix, mais la menace d’une guerre imminente était palpable. Ce mois a été marqué par les derniers efforts diplomatiques pour éviter le conflit, mais les préparatifs militaires et les discours belliqueux ont renforcé les tensions.

      Les préparatifs de guerre : En juin 1939, la France intensifiait ses préparatifs militaires, conscients de l’imminence d’un conflit. Des renforcements défensifs ont été mis en place, notamment la construction de fortifications le long de la frontière franco-allemande. Ce mois a vu la mobilisation de soldats et le renforcement des capacités militaires, marquant une étape cruciale dans la préparation du pays à la guerre.

      En juin 1939, la relation entre la France et l’Allemagne nazie était tendue et préoccupante. La France, soucieuse de préserver la paix, faisait des efforts pour éviter un conflit armé avec l’Allemagne, dirigée par Adolf Hitler. Voici une analyse de cette relation durant ce mois précis :

      Diplomatie et négociations : En juin 1939, la diplomatie était au premier plan des relations franco-allemandes. La France, avec d’autres puissances européennes, cherchait des solutions diplomatiques pour apaiser les tensions. Des pourparlers et des négociations étaient en cours, notamment à travers des canaux diplomatiques tels que des émissaires et des rencontres officielles.

      La politique de l’apaisement : La France, tout comme d’autres pays européens, avait adopté une politique d’apaisement envers l’Allemagne nazie. Cette approche visait à éviter un conflit armé en cédant à certaines des revendications territoriales allemandes. En juin 1939, cette politique était encore en vigueur, bien que de plus en plus contestée par certains dirigeants politiques français.

      Les tensions frontalières : Malgré les efforts diplomatiques, les tensions à la frontière franco-allemande étaient palpables. Les renforcements militaires allemands le long de la frontière suscitaient des inquiétudes en France. La construction de la ligne Siegfried, un système de fortifications allemandes, était particulièrement préoccupante pour la France.

      Préparatifs militaires : Face à l’agression nazie, la France intensifiait ses préparatifs militaires en juin 1939. Elle renforçait ses défenses, mobilisait des troupes et modernisait son armée. Toutefois, ces actions étaient principalement défensives, dans le but de dissuader une invasion allemande plutôt que de préparer une offensive.

      Les appels à la paix : Les dirigeants français multipliaient les appels à la paix, cherchant à maintenir le dialogue avec l’Allemagne. Ils mettaient en avant la nécessité de résoudre les différends par des moyens pacifiques et de préserver la stabilité en Europe.

      La politique intérieure
      En juin 1939, le gouvernement français était dirigé par le président Albert Lebrun et le Premier ministre Édouard Daladier, tous deux membres du Parti Radical. Voici une présentation des principales figures politiques du gouvernement français à cette confrontées à la complexité des enjeux internationaux et aux défis liés à la montée des tensions en Europe en juin 1939.

      Le gouvernement français de l’époque a dû naviguer avec prudence pour tenter de préserver la paix tout en protégeant les intérêts et la sécurité de la France.

      Le gouvernement français de l’époque et ses principales figures politiques

      Édouard Daladier : Édouard Daladier était le Premier ministre de la France de 1938 à 1940. Il était membre du Parti Radical et jouait un rôle clé dans la politique française de l’époque. Daladier a été confronté à la montée des tensions internationales et a cherché à maintenir la paix en adoptant une politique d’apaisement envers l’Allemagne nazie.

      Georges Bonnet : Georges Bonnet était le ministre des Affaires étrangères de la France en juin 1939. Il était membre du Parti Radical et a joué un rôle important dans les négociations diplomatiques avec l’Allemagne nazie et les autres puissances européennes. Bonnet était associé à la politique d’apaisement et a tenté de trouver des solutions pacifiques pour résoudre les différends internationaux.

      Paul Reynaud : Paul Reynaud était un homme politique français influent à cette époque. Bien qu’il n’occupât pas de poste ministériel en juin 1939, il était un critique vocal de la politique d’apaisement et a plaidé en faveur d’une position plus ferme envers l’Allemagne nazie. Reynaud deviendra plus tard un Premier ministre clé pendant la période de la guerre.

      En juin 1939, la France faisait face à plusieurs défis internes, tant sur le plan politique que social et économique.

      Tensions sociales : La France était aux prises avec des tensions sociales croissantes en juin 1939. Les inégalités économiques et sociales persistantes ont conduit à des mouvements sociaux et à des grèves dans divers secteurs. Les ouvriers et les syndicats revendiquaient de meilleures conditions de travail, des salaires plus élevés et une plus grande justice sociale.

      Instabilité politique : La situation politique en France était également marquée par une certaine instabilité en juin 1939. Les divisions politiques et les rivalités entre différents partis politiques compliquaient la prise de décisions efficaces. Les gouvernements successifs faisaient face à des difficultés pour maintenir une coalition solide et assurer une stabilité politique durable.

      Problèmes économiques : Sur le plan économique, la France était confrontée à des défis importants. La Grande Dépression qui avait commencé en 1929 avait laissé des séquelles durables, avec un chômage élevé et une économie affaiblie. La crise économique mondiale avait des répercussions sur l’industrie, l’agriculture et le commerce français, entraînant des difficultés financières pour de nombreux Français.

      Préparation à la guerre : Alors que la perspective d’un conflit armé devenait de plus en plus réelle, la France était confrontée au défi de se préparer à la guerre. Cela impliquait des efforts considérables pour renforcer les capacités militaires, mobiliser les troupes et moderniser l’industrie de défense. La préparation à la guerre avait des implications économiques et sociales importantes, avec des dépenses accrues et une société qui se préparait à un conflit potentiellement dévastateur.

      La vie en France en juin 1939 :

      En juin 1939, la vie quotidienne des Français était marquée par l’ombre imminente de la guerre et les tensions croissantes en Europe. Voici un aperçu des aspects de la vie en France à cette époque :

      Préoccupations et incertitudes : Les Français étaient préoccupés par la montée des tensions et la possibilité d’un conflit imminent. Les informations sur les développements internationaux occupaient une place importante dans les journaux et à la radio. Les préoccupations concernant la sécurité, l’avenir et les répercussions possibles de la guerre faisaient partie des conversations courantes.

      Divertissement et culture : Malgré les inquiétudes, la vie culturelle et le divertissement continuaient à jouer un rôle important dans la société française. Les salles de cinéma étaient populaires, offrant une échappatoire à la réalité et la possibilité de se divertir. Le théâtre, les concerts et les cafés étaient également des lieux de rencontre et de détente.

      Conditions de vie : Les conditions de vie en France variaient selon les régions et les classes sociales. Les zones rurales étaient principalement axées sur l’agriculture, tandis que les villes offraient une vie urbaine plus dynamique. Cependant, la Grande Dépression et les répercussions économiques continuaient à affecter de nombreux Français, en particulier les travailleurs et les familles ouvrières, qui étaient confrontés à des difficultés financières et à un chômage élevé.

      Préparatifs de guerre : Les préparatifs de guerre étaient également présents dans la vie quotidienne. Des exercices de défense civile étaient organisés, notamment des entraînements à l’abri antiaérien et des exercices d’évacuation. Des restrictions et des rationnements pouvaient également être mis en place pour préparer la population à un éventuel conflit.

      Solidarité et soutien mutuel : Face aux incertitudes de l’époque, la solidarité et le soutien mutuel étaient des valeurs importantes. Les Français se rassemblaient pour discuter des événements en cours, partager leurs préoccupations et soutenir ceux qui étaient touchés par les difficultés économiques. Des liens communautaires forts se formaient, renforçant le tissu social de la société française.
      Face à l’agression croissante de l’Allemagne et aux tensions internationales, la France a pris plusieurs mesures pour renforcer sa préparation militaire. Voici un aperçu des principales mesures prises par la France à cette époque :

      Renforcements militaires : La France a entrepris un programme de renforcement de ses forces armées en juin 1939. Elle a augmenté les effectifs de son armée en mobilisant des réservistes et en accélérant le recrutement. Des unités supplémentaires ont été formées et déployées le long de la frontière franco-allemande pour renforcer la défense.

      Modernisation de l’armée : La modernisation de l’armée était également une priorité. La France a investi dans l’industrie de la défense pour produire de nouveaux équipements et armements. Des efforts ont été faits pour améliorer les infrastructures militaires, y compris la construction de nouveaux forts et de lignes de défense.

      Plans de défense : La France a élaboré des plans de défense pour faire face à une éventuelle agression allemande. Le plan principal était le Plan D, qui prévoyait une défense de la frontière franco-allemande en cas d’invasion. Il comprenait des stratégies défensives, des déploiements de troupes et des positions fortifiées le long de la frontière.

      Renforcement de la ligne Maginot : La ligne Maginot, un système complexe de fortifications le long de la frontière franco-allemande, a été renforcée et étendue. Des travaux de construction et de modernisation ont été entrepris pour rendre la ligne Maginot plus robuste et mieux équipée pour faire face à une éventuelle attaque.

      Coordination internationale : La France a également cherché à renforcer sa coordination avec d’autres pays alliés. Elle a établi des alliances et des accords de coopération avec des nations telles que la Grande-Bretagne, la Pologne et d’autres pays voisins pour faire face à la menace allemande. Des discussions stratégiques et des échanges d’informations ont eu lieu pour mieux coordonner les actions en cas de conflit.

      En juin 1939, la montée des tensions et les préparatifs de guerre avaient un impact significatif sur la population française, tant sur le plan psychologique que social.

      Impact psychologique :

      Peur et anxiété : Les tensions croissantes et les préparatifs de guerre ont engendré une peur généralisée parmi la population française. Les médias, les discours politiques et les rumeurs alimentaient cette anxiété, créant un climat de grande incertitude quant à l’avenir.

      Stress et tension émotionnelle : Les préoccupations concernant la sécurité personnelle et celle des proches, ainsi que l’anticipation d’une possible guerre imminente, ont entraîné un stress et une tension émotionnelle importants. Les individus étaient constamment soumis à une pression psychologique due à l’incertitude et aux préparatifs de guerre.

      Impact social :

      Mobilisation et préparation à la guerre (Mobilisation générale septembre 1939) : La montée des tensions a entraîné une mobilisation de la société française en préparation à la guerre imminente. Les hommes étaient enrôlés dans l’armée, les industries étaient réorientées vers la production de matériel de guerre, et des mesures de défense civile étaient mises en place. Cette mobilisation a eu un impact sur les familles, les emplois et la vie quotidienne de la population.

      Renforcement du patriotisme : La perspective d’une guerre imminente a renforcé le sentiment de patriotisme parmi les Français. Il y avait une solidarité nationale accrue et un soutien aux mesures prises pour se préparer à la guerre. Les symboles nationaux, tels que le drapeau tricolore, étaient omniprésents, et il y avait une volonté de défendre le pays.

      Réorganisation de la société : La préparation à la guerre a entraîné des changements dans la structure sociale. Les hommes partant au front, les femmes ont pris en charge de nombreux rôles traditionnellement masculins, travaillant dans les usines et les services publics. Les familles ont dû s’adapter à la séparation, ce qui a parfois entraîné des bouleversements familiaux et des difficultés économiques.

      Il est important de noter que ces impacts psychologiques et sociaux ont évolué au fur et à mesure que la guerre approchait et éclatait. La période après juin 1939 a été marquée par une intensification de ces effets, alors que la France se préparait à l’invasion allemande et finalement à la Seconde Guerre mondiale.

      Cet article est une étude personnelle de son créateur, il comporte, probablement, des incertitudes, des erreurs et surement la nécessité de compléments d’information. Le point de vue du rédacteur est d’apporter matière à discussion et à réflexion pour que l’histoire ne se répète pas comme une fatalité !

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      Juin 1870

      • Juin 1870

        En juin 1870, la France était plongée dans une période tumultueuse sur le plan politique. Le régime impérial de Napoléon III était confronté à de nombreux défis internes et externes.

        Voici une analyse succincte de la scène politique en France à cette époque :

        Suite au plébiscite du 8 mai 1870 le régime impérial visait à obtenir le soutien populaire pour ses politiques et à légitimer son pouvoir.

        Cependant, le plébiscite ne fut pas un succès retentissant pour Napoléon III. Bien qu’il ait remporté une majorité, le taux de participation relativement faible était un signe de mécontentement croissant parmi la population.

        Sur le plan économique, la France était aux prises avec une crise financière. La spéculation excessive et l’endettement public étaient monnaie courante, entraînant une instabilité économique croissante.

        Sur le plan international, les tensions entre la France et la Prusse s’intensifiaient. La rivalité entre les deux nations pour la domination en Europe conduisit à une atmosphère de méfiance et de conflit potentiel.

        Les divisions politiques en France étaient également évidentes. L’opposition libérale et républicaine se renforçait, critiquant le régime impérial pour son manque de libertés civiles et politiques.

        Les débats politiques portaient également sur la question de la succession impériale. Napoléon III était sans héritier mâle, ce qui suscitait des inquiétudes quant à l’avenir de l’Empire.

        Dans le même temps, les mouvements socialistes et ouvriers se développaient, réclamant des réformes économiques et sociales pour améliorer les conditions de travail.

        Les journaux et les pamphlets politiques étaient abondants, exprimant une variété d’opinions et alimentant le débat public.

        En juin 1870, le régime impérial tenta de renforcer son autorité en réprimant les mouvements d’opposition. Des mesures répressives furent prises contre les républicains et les socialistes, ce qui provoqua encore plus de mécontentement.

        Cette répression visait à étouffer toute contestation politique et à maintenir le contrôle sur la population.

        Voici quelques détails sur ces mesures répressives :

        • Arrestations et détentions : Le gouvernement impérial ordonna des arrestations massives de figures politiques de l’opposition, notamment des républicains et des socialistes. Des leaders influents furent arrêtés et emprisonnés, privant ainsi les mouvements d’opposition de leurs dirigeants.
        • Censure de la presse : La liberté de la presse fut sérieusement restreinte. Des journaux et des publications critiquant le régime impérial furent suspendus ou interdits, et les journalistes étaient sous surveillance étroite. Cela limita la diffusion d’informations et réduisit les espaces de débat politique.
        • Dissolution des clubs et des associations politiques : Les clubs politiques et les associations considérés comme hostiles au régime furent dissous. Ces organisations jouaient un rôle clé dans la mobilisation et l’expression de l’opposition politique, et leur dissolution affaiblit la capacité de coordination des mouvements opposants.
        • Surveillance et répression policière : Les forces de sécurité furent renforcées et chargées de surveiller de près les activités politiques. Des agents infiltrés furent utilisés pour recueillir des informations sur les mouvements d’opposition et identifier leurs membres. Des arrestations arbitraires et des brutalités policières furent rapportées.
        • Intimidation et pressions administratives : Outre les mesures directes de répression, le gouvernement impérial utilisa également des méthodes d’intimidation et de pressions administratives pour décourager l’opposition. Cela incluait des licenciements dans la fonction publique pour des motifs politiques, la restriction de l’accès à certains emplois ou avantages pour les opposants politiques, et d’autres formes de discrimination.

        Ces mesures répressives suscitèrent un sentiment croissant de mécontentement parmi les républicains, les socialistes et d’autres groupes d’opposition. Elles renforcèrent leur détermination à lutter contre le régime impérial, alimentant ainsi les tensions politiques qui allaient conduire à l’effondrement de l’Empire et à la proclamation de la Troisième République quelques mois plus tard.

        Cependant, malgré ces tensions internes, la France ne se préparait pas encore à la guerre avec la Prusse.

        La situation internationale était volatile, mais la plupart des Français ne s’attendaient pas à ce qu’un conflit éclate si rapidement.

        En fin de compte, juin 1870 fut une période d’agitation politique et sociale en France. Les divisions internes et les problèmes économiques s’accumulaient, tandis que les tensions internationales s’intensifiaient.

        Approche philosophique ou pourquoi l’histoire se répète : https://1000idcg.com/divertissement-pascal/) :

        Le divertissement selon Pascal

        Le divertissement est une dimension fondamentale de la vie. Issu du latin divertere (« action de détourner de »), il est défini par Pascal dans ses Pensées comme le moyen, pour l’homme, d’esquiver la solitude qui le renverrait à sa condition misérable. Un roi lui-même a besoin de se divertir, grâce à l’agitation de sa cour, pour oublier qu’il est paradoxalement le plus malheureux des hommes.

        Le divertissement est omniprésent dans l’existence humaine. Le concept de Pascal désigne aussi bien les activités frivoles (par exemple, la chasse, le sport, les conversations, le jeu, la séduction, les fêtes, etc.) que les activités sérieuses (la guerre, la politique, l’étude, etc.). Pour le philosophe, toutes servent fondamentalement à se détourner du néant de la vie en prenant part à la comédie sociale qui attise la concurrence des amours-propres. Le divertissement sort donc l’homme de lui-même en le plaçant dans la dépendance de ses semblables et dans le tourbillon des passions sociales. « Quand je m’y suis mis quelquefois, écrit Pascal, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où̀ naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensées).

        Pascal met tout particulièrement en évidence la puissance d’illusion des statuts sociaux : le prestige du pouvoir conduit l’homme à se consacrer à acquérir des avantages et de la considération sur une scène imaginaire dans le but de satisfaire sa vanité.

        Quels sont les divertissements en France ce mois de juin 1870 ?

        En ce mois de juin 1870, malgré la crise politique et les tensions croissantes en France, les Français trouvaient encore des moyens de se divertir et de s’évader de la réalité.

        Voici quelques exemples des activités de divertissement populaires à cette époque :

        Théâtre : Le théâtre demeurait une forme de divertissement très appréciée par les Français. Les grandes villes comme Paris offraient une variété de pièces de théâtre, allant du théâtre classique au théâtre comique. Les spectacles théâtraux étaient un moyen populaire de s’évader de la réalité et de se divertir.

        Opéra : L’opéra était une autre forme de divertissement prisée par la population. Les opéras célèbres tels que l’Opéra Garnier à Paris attiraient les amateurs de musique et de spectacle. Les performances d’opéra offraient une expérience culturelle raffinée et étaient appréciées par les classes sociales aisées.

        Bal et danse : Les bals et les soirées dansantes étaient des occasions sociales importantes pour les Français. Les gens se rassemblaient pour danser, socialiser et profiter de la musique en live. Ces événements étaient souvent organisés dans les salles de bal ou les jardins publics.

        Cafés et salons littéraires : Les cafés étaient des lieux de rencontre populaires où les intellectuels, les écrivains et les artistes se réunissaient pour discuter de sujets d’actualité, échanger des idées et partager des œuvres littéraires. Les salons littéraires, quant à eux, offraient un espace plus formel pour des discussions intellectuelles et des lectures de poésie ou de littérature.

        Promenades et parcs : Les promenades dans les parcs publics étaient une activité appréciée par les Français. Des parcs tels que le Bois de Boulogne à Paris offraient un cadre agréable pour se détendre, se promener et profiter de la nature.

        Jeux de société et cartes : Les jeux de société et les jeux de cartes étaient des divertissements populaires dans les foyers français. Des jeux comme les échecs, les dames, le whist et le baccarat étaient couramment pratiqués et permettaient aux gens de passer du temps en famille ou entre amis.

        Lecture : La lecture de livres, de journaux et de revues était une activité courante pour s’informer et se divertir. Les romans, les essais et les journaux étaient largement disponibles et permettaient aux gens de s’évader dans des mondes imaginaires ou de suivre l’actualité.

        Ces activités de divertissement fournissaient aux Français de juin 1870 des moments de détente et de plaisir malgré le climat politique tendu. Elles leur permettaient de se distraire temporairement des préoccupations quotidiennes et de trouver un peu de répit dans des moments de loisirs.

        Concours pour un nouvel opéra (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ra_Garnier)

        Le 14 janvier 1858Napoléon III est visé par un attentatrue Le Peletier où se situe la salle d’opéra Le Peletier. Des républicains italiens, dirigés par Felice Orsini, jettent plusieurs « machines infernales » dans le cortège et la foule qui l’entoure mais le couple impérial est miraculeusement épargné, malgré huit morts et près de cent quarante-deux blessés. La construction d’une nouvelle salle dans une grande rue moins propice aux attentats est décidée par l’empereur, au lendemain même du drame, pour la construction d’un nouveau grand théâtre digne de Paris. Le projet est déclaré d’utilité publique par arrêté impérial du 29 septembre 1860 1. Pour certains historiensEugène-Emmanuel Viollet-le-Duc semble à l’origine de l’idée d’un concours, craignant l’attribution du projet et la direction du chantier à Charles Rohault de Fleury, architecte ordinaire de l’Opéra et donc logiquement destiné à réaliser cette nouvelle commande. Selon l’avis d’autres spécialistes, ce sont Napoléon III et surtout son épouse, l’impératrice Eugénie, qui souhaitent écarter Rohault de Fleury pour favoriser Viollet-le-Duc2

         

         

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