Auguste LEMAIRE (1882-1941)

Auguste LEMAIRE (1882-1941)

Auguste Louis Lemaire est né le 14 octobre 1882 à Saint-Quentin (Aisne). Il a été fusillé par les Nazis au Mont-Valérien le 19 décembre 1941.

Fils d’Auguste Lemaire et de Marie Félicie Symphorien, Auguste Lemaire, marié, sans enfant, cordonnier, habitait 104 rue Plessis-Picquet (actuelle rue Boris Vildé) à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Son épouse fut interpellée le 26 novembre 1941 par des policiers du commissariat de Montrouge (Hauts-de-Seine) pour trafic de tickets d’alimentation. Lors de la perquisition domiciliaire, un revolver et deux chargeurs vides furent saisis. Arrêté, livré aux Allemands, Auguste Lemaire fut incarcéré à la prison du Cherche-Midi à Paris 6ème. Jugé, condamné à mort le 16 décembre pour « détention d’armes » par le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas à Paris 8ème, il a été fusillé le 19 décembre 1941 au Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Son corps fut inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) le 19 décembre 1941 division 39, ligne 3, n°28 puis transféré le 28 octobre 1944 dans le caveau familial au cimetière de Fontenay-aux-Roses.

La mention « Mort pour la France » fut attribuée à Auguste Lemaire par le Secrétariat général aux Anciens Combattants le 23 mars 1945.

Son nom figure sur la cloche du Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien ainsi que sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

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Sources :

  • https://maitron.fr/spip.php?article149155

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Jean LAVAUD (1913-1944)

Jean LAVAUD (1913-1944)

Jean Lavaud est né le 30 avril 1913 à Paris 13ème. Résistant des Forces Françaises de l’Intérieur, il est mortellement blessé à Paris le 25 août 1944.

Jean Lavaud était le fils de Louis Jean Lavaud et de Marguerite Bonnefond, marchands de vin. Il fut adopté par la Nation en vertu d’un jugement rendu par le Tribunal civil de la Seine en date du 19 juillet 1933. Il se maria le 10 novembre 1941 à Fontenay-aux-Roses avec Éliane Louise Heiderscheid. Il était domicilié 12 rue des Châtaigniers, à Fontenay aux Roses (Hauts-de-Seine).

En 1944, son père était domicilié à Plessis-Trévise (Seine-et-Oise) et sa mère décédée. Engagé volontaire en 1934, il fut blessé de guerre en 1940. Lors de la dissolution de l’Armée d’armistice, il entra dans la Résistance armée et devint cadre FFI de la section de Fontenay-aux- Roses. Il participa aux combats pour la Libération de Paris et tomba lors de l’encerclement du Sénat défendu par la Wehrmacht. Mortellement blessé le 25 août 1944, 55 rue d’Assas, à Paris 6ème, son corps fut transporté à l’hôpital Cochin 47 rue du Faubourg Saint Jacques à Paris où le décès fut constaté à 17h45.

Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de sergent des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il reçut la Croix de guerre à titre posthume.

Son nom figure sur la plaque commémorative à sa mémoire, 55 rue d’Assas, à Paris 6ème, et il est inscrit sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

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Sources :

  • https://maitron.fr/spip.php?article251718
  • https://museedelaresistanceenligne.org/media4904-Plaque-en-hommage-Jean-Lavaud

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Pierre LETOURNEAU (1909-1945)

Pierre LETOURNEAU (1909-1945)

Pierre LETOURNEAU (1909-1945)

Pierre Auguste Letourneau est né le 27 avril 1909 à Paris (Seine). Il est mort en déportation en Allemagne le 17 janvier 1945 dans le camp de Neuengamme près de Hambourg.

«Pierre était quelqu’un de simple et modeste mais voulait sortir de sa condition d’ouvrier, tout comme Raymonde, la femme qu’il épousa à Chilly-Mazarin en 1931 ». Sans doute est-ce une des raisons pour lesquelles ils décidèrent d’entrer dans la résistance le 1er décembre 1943. « Nous n’avons pas d’enfants qui nous retiennent, il serait lâche de ne rien faire contre les occupants nazis ». Pierre Letourneau, résistant communiste répondant au nom de code “Néno“ ainsi que sa femme, agissent par des tâches et des actions modestes mais utiles et efficaces. Pierre devient rapidement chef d’un réseau local de la Résistance. Il compte dans son groupe Pierre Million-Rousseau qu’il chargea de collecter toutes les informations utiles au réseau, notamment sur le mouvement des troupes allemandes dans les gares et sur les routes. Son réseau surveillait également tout ce qui se tramait à l’encontre des Juifs, qu’ils aidaient à cacher. 

Dénoncés par un officier allemand infiltré dans leur réseau, Pierre et Raymonde sont arrêtés par la Gestapo à leur domicile de Drancy le 12 avril 1944 au beau milieu d’un repas. Ils sont ensuite transférés avec 28 de leurs compagnons à la prison de Fresnes. Le 14 juillet 1944, Pierre Letourneau est déporté au camp de Neuengamme, sur les bords de l’Elbe. Il y meurt d’épuisement le 17 janvier 1945 à l’âge de 36 ans. Son épouse dont le nom de jeune fille était Potin, est déportée au camp d’extermination de Ravensbruck. « Elle y a subi des agressions et a raconté qu’ils trainaient les copains pour qu’ils survivent parce que si on ne se levait pas, on était fusillé ». Elle échappe à la mort et apprend le décès de son mari à son retour.

La veuve de Pierre Letourneau a rencontré quelqu’un qui était aussi revenu de déportation avec qui elle s’est mariée et a eu deux enfants. Elle a ensuite consacré beaucoup de temps, fidèle à leur engagement commun de Résistants, à un travail de mémoire et de témoignage dans les écoles de notre ville notamment, en invitant les jeunes à réfléchir et à RÉSISTER… toujours !

Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

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Sources :

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Général de Gaulle

 

Général de Gaulle

Source : https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/biographie/

Charles de Gaulle est né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique et patriote. Son père, Henri de Gaulle est professeur de lettres et d’histoire.
Le jeune Charles fait ses études chez les Jésuites et opte très tôt pour la carrière des armes. Il est reçu en 1908 à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, au 119e rang. Avant d’apprendre leur métier d’officier, les élèves doivent connaître la troupe. Charles de Gaulle est donc muté dans un régiment pour y faire l’expérience de son futur métier. Le voilà élève officier au 33e régiment d’infanterie d’Arras, commandé alors par le colonel Pétain. Après ses quatre années d’études à Saint-Cyr, il est à nouveau nommé à Arras en 1912.

A la déclaration de la guerre, le 2 août 1914, le lieutenant de Gaulle rejoint les armées du Nord-Est. Blessé trois fois au combat, il est laissé pour mort lors de la bataille de Douaumont, près de Verdun, en 1916. Mais il a en réalité été fait prisonnier par les Allemands. Enfermé dans une citadelle, il tente à cinq reprises de s’évader, mais est chaque fois repris. Il ne sera donc libéré qu’à l’armistice, le 11 novembre 1918.

De Gaulle a à peine retrouvé les siens, en décembre 1918, qu’il est envoyé en Pologne pour participer à la formation de la nouvelle armée chargée de lutter contre l’Armée rouge. À son retour en 1921, il épouse à Calais Yvonne Vendroux, qui lui donnera trois enfants.

1929
Lorsqu’il est affecté à l’Etat-major des troupes du Levant à Beyrouth, en novembre 1929, le commandant de Gaulle n’a qu’une connaissance livresque du Moyen-Orient. Le Liban et la Syrie représentent une place particulière au sein de l’Empire colonial français, puisque les deux pays sont des mandats placés sous la tutelle de la France depuis 1920. Selon de Gaulle, « la France qui a reçu la garde des pays du Levant était particulièrement qualifiée pour cette tâche à cause de son rôle historique dans ces pays ».( https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/de-gaulle-moyen-orient/de-gaulle-femme-beyrouth-liban-1929/)

S’il justifie la présence de la France au Liban et en Syrie, il émet des doutes quant à sa capacité à en assurer la gestion. La France est « une puissance mandataire qui n’a pas encore bien vu par quel bout il convenait de prendre son mandat », constate-t-il.

Lors de son séjour, jusqu’en 1931, il évoque la nécessaire indépendance, prévue par la SDN, de deux territoires mais la considère prématurée à court terme.

(La Méditerranée, espace et enjeu d’affrontements https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2023/05/08/la-mediterranee-espace-et-enjeu-daffrontements/)

Le capitaine de Gaulle poursuit sa carrière militaire et commence à s’initier aux affaires de l’Etat : en 1931 il est en effet affecté au secrétariat général de la Défense nationale à Paris.
Durant l’entre-deux-guerres, De Gaulle réfléchit à une réforme de l’armée et aux relations entre l’armée et le politique. Deux idées majeures sont développées dans les ouvrages qu’il écrit à l’époque :

1°) l’armée doit être soumise aux décisions des hommes politiques.

2°) il est nécessaire, pour la défense de la France, de constituer un corps de blindés (chars).
Colonel en 1937, de Gaulle voit d’ailleurs confier le commandement du 507e régiment de chars à Metz.

Lors de la déclaration de guerre de la France et l’Angleterre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, il est nommé commandant par intérim des chars de la 5e Armée.

Au moment où l’Allemagne nazie envahit la France, Charles de Gaulle s’illustre à plusieurs reprises à la tête de ses chars, arrêtant notamment les Allemands à Abbeville (27-30 mai 1940).
Nommé général le 1er juin 1940, de Gaulle devient quelques jours plus tard sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre, dans le gouvernement de Paul Reynaud. Mais le 16 juin, il apprend la démission du président du Conseil, son remplacement par le maréchal Pétain et la demande d’armistice.

Le 17 juin de Gaulle part aussitôt pour Londres afin de poursuivre la guerre. Avec l’accord de Churchill et après l’annonce de l’armistice faite par le maréchal Pétain, il lance un appel à la résistance sur les ondes de la BBC, le 18 juin. Général rebelle, il est condamné à mort par contumace en août.

Reconnu par Churchill « chef des Français libres », de Gaulle organise des forces armées qui deviendront les Forces françaises libres. Par ailleurs, le général de Gaulle dote la France libre d’une sorte de gouvernement en exil, le Comité national français, qui deviendra le Comité français de la Libération nationale (CFLN) le 3 juin 1943, après l’arrivée de De Gaulle à Alger. Un an plus tard, le général de Gaulle devient le président du gouvernement provisoire de la République française (GPRF).
A partir de 1942, les relations sont plus étroites entre la France libre et la résistance intérieure. De Gaulle charge Jean Moulin d’organiser en France le Comité national de la Résistance (CNR) dans lequel toutes les tendances des partis politiques, des syndicats et des mouvements de résistance doivent être représentées, afin de coordonner la lutte contre l’occupant, contre Vichy et pour la libération du territoire national.

En revanche, de Gaulle se heurte aux alliés qui ne le reconnaissent pas comme le représentant légitime de la France : ce n’est que le 23 octobre 1944, après la libération de Paris, que le GPRF est reconnu par les États-Unis, l’Union soviétique et la Grande-Bretagne ! Pourtant, le Général avait toujours dit que le choix des Français se ferait librement et démocratiquement après la libération du territoire.

Après le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, de Gaulle insiste auprès du général Eisenhower, commandant en chef des armées alliées, pour que Paris soit libéré rapidement, alors que la stratégie prévoyait d’aller directement vers l’est sans passer par la capitale. La 2e DB du général Leclerc libère Paris le 25 août. De Gaulle se réinstalle au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique à Paris, dans le bureau qu’il occupait jusqu’au 10 juin 1940, signifiant ainsi que Vichy était une parenthèse et que la République n’a jamais cessé d’exister. Le lendemain, 26 août, le Général descend triomphalement les Champs-Élysées.
Président du gouvernement provisoire, de Gaulle se trouve rapidement en désaccord avec l’Assemblée constituante sur la conception de l’État et le rôle des partis. Il préfère donc démissionner le 20 janvier 1946, mais il a rempli la mission qu’il s’était donnée le 18 juin 1940 : libérer le territoire, restaurer la République, organiser des élections libres et démocratiques, entreprendre la modernisation économique et sociale….

Les discours du Général Charles de Gaulle

Appel du 18 juin 1940

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »

Texte de l’allocution du Général de Gaulle

 à la jeunesse de France sur la BBC, le 25 février 1943

« Je m’adresse aujourd’hui à la jeunesse de France. Ce n’est pas pour la plaindre. Elle ne l’accepterait pas. Certes, c’est sur les jeunes Français que pèse le plus durement la souffrance du pays. Physiquement, c’est à eux surtout que manque tout ce dont notre peuple est en ce moment dépouillé. Sur dix garçons et filles de chez nous, neuf ne mangent pas à leur faim. Moralement, ils ressentent, plus cruellement encore que leurs aînés, ce qu’il y a d’humilié dans la condition des familles et dans le sort de la patrie. Quelle colère et quel dégoût inspire à leurs âmes de vingt ans la présence de l’ennemi, le travail forcé, la répression et, pire encore, cette simulation dans laquelle on doit se retrancher pour vivre !

Et cependant, jeunes gens, jeunes filles de France, vous ne voulez pour rien au monde de cette pitié, de cette résignation, dont les faibles tentent de vous bercer. Vous avez bien raison ! Laissez gémir les esclaves. Mais vous, vous êtes les fils et les filles d’une grande nation.

Sans doute, quelques malheureux osent-ils parler de la décadence de la France. Sans doute, une suite d’absurdités, de lâchetés et de trahisons, commises par ceux-là mêmes qui se prétendaient nos chefs, ont-elles livré à l’envahisseur la totalité du territoire. Sans doute, aujourd’hui encore, l’union pour le combat et pour la liberté rencontre-t-elle l’obstacle dressé par cette même sorte de gens pour qui le devoir se confond avec la passion de garder en tout cas leurs places, par ces pitres du désastre qui se démentent sans vergogne et retournent à l’instant leur habit suivant que le vent souffle de l’Est ou de l’Occident, par ces pharisiens qui n’adorent que l’opportunité.

Mais vous savez bien que l’écume qui flotte sur la nation sera tôt ou tard balayée. Il vous suffit de voir et d’écouter pour discerner les trésors de foi, de dévouement, de courage, que le peuple français recèle en ses profondeurs. Vous êtes convaincus que pour la France, l’avenir n’a qu’une seule issue qui s’appelle la libération et que, pour forcer la porte, il faut lutter sans relâche, sans délai, sans ménagement.

L’ennemi est là, avec sa force, sa police, sa propagande. Il est là, qui souille notre sol, empoisonne notre atmosphère, déshonore nos maisons, outrage nos drapeaux. Il est là, à demi-vaincu, s’efforçant de suppléer par l’oppression des populations sans armes aux victoires qui, désormais, lui manquent.

Jeunesse de France, c’est le moment ou jamais de faire tout ce qui peut être fait pour nuire à l’envahisseur, en attendant de pouvoir le détruire.

C’est à vous, surtout, qu’incombe ce dur et grand devoir de la guerre. C’est vous que l’ennemi vise d’abord, lui qui, en ce moment même, veut vous mobiliser pour travailler à son profit. Faites tout pour lui échapper et, si c’est impossible, pour le tromper, l’abîmer, le décevoir.

Groupez-vous avec discipline dans les organisations de résistance qui sont la France Combattante du dedans. Suivez les consignes. On ne fait rien de fort ni de grand qu’en se confondant avec les autres. L’honneur, aujourd’hui, c’est d’être une vague de la mer.

Jeunes gens, jeunes filles de France, courage ! Voici l’heure du plus grand effort. C’est à ce prix que les chaînes tomberont, que le cachot s’ouvrira, que le soleil va reparaître. C’est à ce prix que vous retrouverez la joie d’être au monde, l’ardeur de vivre et de donner la vie, le droit de chanter et de rire, la fierté d’être libres dans un pays glorieux et fraternel. Ecoutez parler votre cœur. Il contient l’avenir de la France ! »

Texte du Discours du général de Gaulle :

Grovesnor House le 25 février 1943

« Nous savons quelle particulière amitié, vous, les Britanniques venus de France, n’avez cessé de témoigner aux Français Combattants. C’est parce que, comme nous-même, vous n’avez jamais cessé de croire que le peuple français, quoique écrasé par le désastre et livré à la trahison, ne renonçait dans ses profondeurs ni à lui-même, ni à ses amis.

Aujourd’hui, nous apercevons ensemble que cette conviction était justifiée. L’abominable camouflage dont on voulait masquer au monde la véritable volonté de la France s’écroule morceau par morceau.

Personne dans l’univers ne peut plus douter que la nation française soit restée fidèle à son idéal et que, malgré les divisions artificielles et momentanées créées par l’ennemi ou suscitées par l’intrigue, elle achève de se rassembler pour se libérer totalement et reprendre sa marche vers ses éternelles destinées.

Certes, la lutte n’est pas finie. Il reste aux peuples en guerre beaucoup d’efforts à fournir et, pour ceux qui subissent l’étreinte de l’ennemi, beaucoup de souffrances physiques et morales à supporter. Cependant, l’optimisme est maintenant si justifié que les esprits se hâtent vers l’avenir. Je crois bien que vous-mêmes pensez déjà volontiers au jour où il vous sera possible de vous rendre à nouveau en France et d’y reprendre vos activités d’autrefois. Je crois bien aussi que vous vous demandez quelle France vous retrouverez ?

Je suis, sans m’avancer beaucoup, à même de vous le dire.

La France que vous retrouverez sera, quant au fond des choses, celle qui fut et qui sera toujours. Le tempérament national n’aura pas changé plus que l’aspect du sol. Les blessures morales se guériront, une fois de plus, de même que les ruines matérielles seront plus ou moins vite réparées.

Mais la France que vous retrouverez aura immensément souffert, non point seulement dans sa chair, mais dans son âme. De tant d’épreuves, elle aura tiré, croyez-moi, beaucoup de leçons quant à elle-même et quant aux autres.

Vous trouverez donc une France plus grave, plus réfléchie, plus concentrée que celle que vous avez connue. Il y aura toujours des fleurs au fleuriste de la rue Royale et ces fleurs vous seront encore offertes avec un sourire. Mais, dans les yeux de la jeune fille qui vous les présentera et dont naguère vous saisissiez surtout la grâce, vous pourrez lire quelque chose de ferme, de fier, de résolu, qui sera le nouveau regard de la France.

Nous autres, Français combattants de l’intérieur et du dehors, avons la certitude que ce regard de la France sera pour ses bons et braves alliés britanniques plus que jamais le regard de l’amitié. Ce sera pour nous et pour vous une récompense de nos efforts et peut-être voudra-t-on alors reconnaître sans réserve que nous aurons fait nous-mêmes quelques petites choses pour réaliser cela. »

Discours :

Discours du général de Gaulle à la radio de Londres, 13 janvier 1943

Fév 8, 2023 | Lettre numérique, n°48

Sur le front français de la Libye du Sud, les troupes françaises du Tchad, appuyées par l’aviation française, viennent, en un mois de campagne, sur un terrain et sous un climat qui sont les plus durs du globe, d’achever pour la France la conquête du Fezzan italien. Ainsi, parties du centre de l’Afrique, ces troupes se trouvent-elles en mesure de participer aux chocs décisifs şur les rivages de la Méditerranée.

La France est et demeurera assez riche de gloire pour qu’en évoquant ces événements, nous nous gardions des dithyrambes. Pour exprimer ce que fut, militairement parlant, l’épopée du Général Leclerc et de ses compagnons, nous dirons simplement qu’elle constitue un exploit qui ne le cède en rien aux plus beaux de notre grande Histoire.

Mais, peut-être, l’effort de ces bons soldats a-t-il quelque peu consolé la misère de la France. Oui, les longues et dures épreuves d’une rigoureuse préparation sous le ciel équatorial, les mortelles fatigues des colonnes lancées dans des déserts de pierre ou de sable à 1 000 kilomètres des bases, les vols épuisants des escadrilles, les combats sanglants menés contre les postes fortifiés, les troupes de manœuvre et les avions de l’ennemi, tous les hommes purs et forts qui en ont porté le poids, depuis leur jeune et glorieux Général jusqu’au plus obscur soldat, en ont fait un humble don, offert de toute leur ferveur à la douleur et à la fierté de la France.

Avec la victoire de nos troupes du Tchad, l’ennemi a vu s’élever, une fois de plus, cette flamme de la guerre française, qu’il avait cru éteinte dans le désastre et la trahison, mais qui, pas un seul jour, ne cessa de brûler et de grandir sous le souffle de ceux qui ne désespéraient pas. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui a, peu à peu, embrasé des millions et des millions de Français et de Françaises, inspirés désormais par une seule ardeur, un seul dégoût, une seule fureur. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui, maintenant, porte au même combat nos braves troupes en Tunisie. C’est la même flamme, animée par le même souffle, qui s’élèvera quelque jour de toute la terre de France, en même temps que de tout le sol de l’Europe crucifiée, pour y consommer la vengeance nationale et le triomphe de la patrie.

Le morceau du monde, qui mène à nos côtés avec tant de courage et au prix de tant de sacrifices la grande guerre de libération, sans n’avoir connu, cependant, ni l’invasion, ni l’oppression, ni la misère, ni la faim, peut voir dans la victoire de nos troupes du Tchad un des signes avant-coureurs de cette France nouvelle, de cette France dure et fière qui se bâtit dans l’épreuve. Ce morceau du monde peut apercevoir l’abîme qui se creuse entre la nation transformée et la vieille façade convenue des chamarrures et des panaches.

Ce morceau du monde peut comprendre qu’il serait absurde de chercher le cœur et l’âme de la France sous le système des croulantes hiérarchies et des sordides combinaisons. Ce morceau du monde peut sentir que la stricte justice et la simple sagesse commandent que soit ménagé l’honneur du grand peuple que nous sommes.

Mais les masses humaines qui luttent d’un bout à l’autre de la terre ont reconnu dans les soldats français du Tchad une partie de leur immense et fraternelle armée, dans le succès de ses soldats une modeste étape vers la victoire commune, dans l’idéal de ces soldats un reflet de l’idéal qui rassemble aujourd’hui tous les hommes de bonne volonté. Car, si les Français n’ont à livrer qu’un seul combat pour une seule patrie, ainsi les Nations Unies ne doivent faire qu’une seule guerre pour une seule cause.

 

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René ISIDORE (1920-1944)

René ISIDORE (1920-1944)

René Maurice Joseph Isidore (dit Sylvain) est né le 6 février 1920 à Mainvilliers en Eure-et-Loir.

Maquisard FTPF, il a été fusillé le 7 février 1944 à Mézières dans les Ardennes en exécution d’un jugement des tribunaux militaires allemands.

Fils de Maurice, cultivateur, et de Marie, née Prado, sans profession, René Isidore demeurait à l’Hôtel de la Place de la Gare à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Il était boulanger.

Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il fut arrêté au cours du mois de septembre 1943 à l’hôtel par deux inspecteurs de la Brigade spéciale d’intervention du commissariat de Sceaux. Il fut détenu vingt-quatre heures au commissariat, puis emmené au 37 boulevard du Port-Royal (XIIIe arr.), à la caserne Lourcine d’où il s’évada quarante-huit heures plus tard.

Il se réfugia au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy.

« Sylvain » fut arrêté à Mézières le 13 décembre 1943 par la gendarmerie pour vol de bicyclette. Porteur d’une arme appartenant à un gendarme abattu à Bergnicourt le 27 novembre précédent lors d’un accrochage entre un groupe de Francs-tireurs et partisans (FTP) et deux gendarmes en patrouille, il fut remis à la police allemande.

Le tribunal FK 684 de Charleville le jugea le 22 janvier 1944. Il fut condamné à mort et passé par les armes, avec quatre de ses camarades, à Mézières, au plateau de Berthaucourt, le 7 février 1944.

L’hôtelier de Fontenay-aux-Roses témoigna en avril 1945 devant la commission d’épuration de la police sur les circonstances de l’arrestation de René Isidore ; il donna les noms des inspecteurs qui l’avaient interpellé.

Le nom de René Isidore figure sur le mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy (Ardennes) ainsi que sur celui de Fontenay-aux-Roses.

Pour faire perdurer le souvenir de ce résistant, une rue de Fontenay-aux-Roses porte son nom.

Sources :

  • https://fusilles–40-44.maitron.fr/?article151311

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René VAUTHIER (1910-1944)

René VAUTHIER (1910-1944)

  • René Simon Auguste Vauthier est né le 16 mars 1910 à Dôle dans le Jura. Résistant FTPF, il a été fusillé le 7 février 1944 à Mézières dans les Ardennes en exécution d’un jugement des tribunaux militaires allemands. Mécanicien à Mézières, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), René Vauthier trouva refuge au maquis des Francs-tireurs et partisans (FTP) dit «de Launois», à Viel-Saint-Remy.
  • Il parvint à échapper aux arrestations du 15 décembre 1943, quand le maquis fut démantelé par les Allemands, mais il fut arrêté par les autorités allemandes à Paris au début du mois de janvier 1944 pour «appartenance à une organisation clandestine – activité antiallemande».

     Condamné à la peine de mort le 22 janvier 1944 par le tribunal militaire allemand FK684 de Charleville (Ardennes), il a été fusillé avec quatre de ses camarades sur le plateau de Berthaucourt, à Mézières dans les Ardennes, le 7 février 1944.

     Son nom est inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières (Ardennes), sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy (Ardennes) ainsi que sur celui de Fontenay-aux-Roses.

     Pour faire perdurer le souvenir de ce résistant, une rue de Fontenay-aux-Roses porte son nom.

     

     

     

    Sources :

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

+33 664362856

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Mai 1954

Mai 1954

En mai 1954, la France était en pleine guerre d’Indochine, un conflit qui opposait les forces françaises aux forces nationalistes vietnamiennes, principalement le Việt Minh. La guerre avait commencé en 1946 et avait atteint son point culminant en 1954, lorsque les forces françaises ont été encerclées et vaincues à la bataille de Diên Biên Phu, qui a marqué la fin de l’Indochine française. Cette défaite a conduit à des négociations entre la France et le Việt Minh, aboutissant aux accords de Genève en juillet 1954, qui ont mis fin à la guerre d’Indochine et ont permis l’indépendance du Vietnam. Politiquement en France, cette défaite a également eu un impact majeur sur la vie politique et a conduit à la chute du gouvernement de Pierre Mendès France.

Evénements culturels importants en France :

  • Le 4 mai 1954, la première du ballet « Les Mirages » de Maurice Béjart a lieu au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Le ballet, qui explore les thèmes de l’amour et de la mort, est un succès critique et marque le début de la carrière de Béjart en tant que chorégraphe.
  • Le 10 mai 1954, la première du film « Touchez pas au grisbi » de Jacques Becker a lieu à Paris. Le film, qui met en vedette Jean Gabin, est considéré comme un classique du cinéma français et est souvent cité comme l’un des meilleurs films de gangsters jamais réalisés.
  • Le 25 mai 1954, le chanteur français Gilbert Bécaud enregistre la chanson « C’est ça qui est bon », qui deviendra l’un de ses succès les plus populaires. La chanson, qui évoque la joie de vivre et la liberté, est devenue un classique de la chanson française.
  • Le 26 mai 1954, la première de la pièce de théâtre « Le Bal des voleurs » de Jean Anouilh a lieu à Paris. La pièce, qui raconte l’histoire d’une bande de voleurs qui s’infiltrent dans un bal masqué, est un succès critique et est souvent considérée comme l’une des meilleures pièces de théâtre d’Anouilh.
  • En 1954, les organisations nationalistes vietnamiennes incluaient le Viet Minh, qui avait dirigé la lutte pour l’indépendance contre les Français pendant la guerre d’Indochine, et le Viêt Nam Quốc Dân Đảng (Parti national du Viêt Nam), qui était un parti politique nationaliste qui avait été créé en 1927.

    Quant aux organisations nationalistes algériennes, en 1954, le Front de libération nationale (FLN) sera créé le 1er novembre 1954, marquant le début de la guerre d’Algérie contre la France. Il y avait D’autre mouvements voir ci-dessous.

https://www.cinearchives.org/films-1er-mai-1954-rassemblement-dans-la-clairi%C3%A8re-de-reuilly-447-203-0-1.html?

Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives françaises du film, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images.

Commentaires:

Le défilé du 1er mai ayant été interdit par le gouvernement, il fut remplacé (ainsi que les suivants) par un rassemblement.
Présents à une tribune : Jacques Duclos, Jeannette Vermeersch, le professeur Bourguignon de l’académie de médecine, Raymond Guyot secrétaire de la fédération de Paris du P.C.F., Benoit Frachon secrétaire général de la C.G.T. , Eugène Henaff secrétaire de l’union des syndicats de la Région Parisienne et Marcel Cachin directeur de l’Humanité.
Aux pieds de la tribune, des soldats portent des drapeaux durant l’Internationale.

Eugène Hénaff, « de dos » parle au micro. Plans sur la foule rassemblée dans la clairière.
Au fond de nombreuses banderoles « Retour au sultan légitime du Maroc », Solidarité avec les peuples afro-asiatiques contre l’impérialisme ».

Dans un plan d’ensemble, on découvre Marcel Pressonyre (?), secrétaire général du Parti socialiste unitaire, au micro. Un groupe d’algériens arbore une banderole du M.T.L.D « Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques », ornée de l’effigie, au centre, de Messali Hadj.

Un plan large permet de découvrir en énormes lettres le mot UNITÉ derrière la tribune. Raymond Guyot prendra la parole, suivi de Benoit Frachon. Des délégués du M.T.L.D. ont pris place dans la tribune.

Un travailleur de la RATP portant le costume de service et l’insigne écoute attentivement. Un détail de la tribune filmée sous un autre axe nous montre la présence de l’abbé Grangier.

A la fin du discours de Benoit Frachon, la foule applaudit.

 

 

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Mai 1946

Mai 1946

Mai 1946

En mai 1946, les négociations pour l’indépendance du Viêt Nam commencent à Fontainebleau entre le gouvernement français et les représentants de Ho Chi Minh. Ces négociations se poursuivront jusqu’en février 1946, date à laquelle un accord sera signé, reconnaissant l’indépendance du Viêt Nam.

La loi instituant la Quatrième République, qui a mis fin au régime du général de Gaulle et a instauré un régime parlementaire en France. Cette loi a été promulguée le 27 octobre 1946, après avoir été approuvée par référendum le 13 octobre 1946.

La première du film « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau a eu lieu le 3 mai 1946 au cinéma Élysées Biarritz à Paris.

Sur les colonies :

Algérie

Plusieurs organisations nationalistes existaient, voici quelques exemples avec leurs dates de création :

L’Étoile nord-africaine (ENA) : créée en 1926 à Paris par Messali Hadj, elle revendiquait l’indépendance de l’Algérie et de l’Afrique du Nord. Elle a été dissoute en 1937 par les autorités françaises.

Le Parti du peuple algérien (PPA) : fondé en 1937 par Messali Hadj, après la dissolution de l’ENA. Il avait pour objectif la libération de l’Algérie du colonialisme français. Le PPA a été interdit en 1939 par les autorités françaises.

Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) : créé en 1946 par Messali Hadj après sa libération de prison. Il avait pour but de rassembler les forces nationalistes algériennes pour lutter contre la domination française. Le MTLD a été interdit en 1955.

L’Organisation spéciale (OS) : créée en 1947 par le MTLD, l’OS avait pour mission de préparer la lutte armée contre la France coloniale en Algérie. Elle a été dissoute en 1950.

Ces organisations ont posé les bases du mouvement nationaliste algérien et ont influencé la création du FLN en 1954.

Vietnam :

Le Viet Minh : fondé en 1941, est dirigé par Ho Chi Minh et a pour but de lutter contre la colonisation française et japonaise en Indochine.

Le Dong Minh Hoi : fondé en 1939, il s’agit d’une organisation nationaliste vietnamienne qui s’oppose à la domination française en Indochine.

Le Parti National Démocratique du Vietnam : fondé en 1927, il est dirigé par Nguyen Thai Hoc et a pour but d’obtenir l’indépendance du Vietnam vis-à-vis de la France.

La Ligue pour l’Indépendance du Vietnam : fondée en 1946 par le Dr. Nguyen Tat Thanh (plus connu sous le nom de Ho Chi Minh), elle regroupe différentes organisations nationalistes vietnamiennes et a pour objectif de lutter pour l’indépendance du Vietnam.

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Mai 1939

Mai 1939

Mai 1939

La France est dirigée par le président Albert Lebrun et le Premier ministre Édouard Daladier.

La situation politique en France est marquée par les tensions internationales et les préparatifs de la guerre.

La France, comme de nombreux autres pays européens, se prépare à une éventuelle guerre contre l’Allemagne nazie, qui a annexé l’Autriche en mars 1938 et revendique désormais le rattachement des Sudètes en Tchécoslovaquie.

Le mois de mai 1939 voit la poursuite de la mobilisation et du réarmement de l’armée française, ainsi que l’adoption d’un budget militaire important.

De plus, le 2 mai 1939, un accord de défense est signé entre la France et le Royaume-Uni, dans lequel les deux pays s’engagent à apporter leur soutien mutuel en cas d’agression allemande. Cet accord, connu sous le nom d’Accord Franco-Britannique, marque une étape importante dans la politique de défense de la France et de ses alliés contre l’expansionnisme allemand.

Vote de lois :

  • Le 6 mai 1939, une loi est votée pour organiser la protection de la population civile en cas de guerre imminente. Cette loi prévoit notamment l’évacuation des personnes les plus vulnérables et la réquisition de biens nécessaires à la défense nationale.
  • Le 14 mai 1939, une loi est votée pour permettre la construction de navires destinés à renforcer la flotte de guerre française.
  • Le 27 mai 1939, une loi est votée pour réorganiser la défense nationale. Cette loi prévoit notamment la mobilisation de certaines catégories de réservistes et la création d’un service de travail obligatoire pour les jeunes Français.

Quelques événements culturels en ce mois de mai 1939 :

  • Le 9 mai, la première du film « Le jour se lève » de Marcel Carné a lieu à Paris. Ce film noir, avec Jean Gabin dans le rôle principal, est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma français.
  • Le 20 mai, le musée d’art moderne de la ville de Paris ouvre ses portes au public. Cette institution, fondée en 1937, présente des collections d’art moderne et contemporain.
  • Le 25 mai, le compositeur français Francis Poulenc donne un concert à la salle Pleyel à Paris, où il interprète plusieurs de ses œuvres, notamment son célèbre « Concert champêtre » pour clavecin et orchestre.

En mai 1939, certaines colonies françaises étaient agitées. Par exemple, le Maroc et la Tunisie ont connu des manifestations nationalistes et des grèves ouvrières. En Algérie, le mouvement nationaliste avait déjà commencé à prendre de l’ampleur, avec la création du Parti du Peuple Algérien en 1937. Cependant, dans l’ensemble, les colonies étaient relativement calmes et en paix.

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Mai 1914

Mai 1914

Mai 1914

La France est gouvernée par le président Raymond Poincaré et son Premier ministre René Viviani. La France était alors confrontée à de nombreux défis politiques, économiques et sociaux, notamment :

  • Les tensions politiques avec l’Allemagne, qui avaient commencé à s’aggraver à partir de la crise marocaine de 1905 et allaient conduire à la déclaration de la Première Guerre mondiale en août 1914.
  • Les grèves ouvrières, qui avaient éclaté en janvier 1914, notamment dans les industries textiles du Nord de la France, et qui allaient se poursuivre tout au long de l’année.
  • Les revendications des mouvements féministes, qui réclamaient notamment le droit de vote et l’égalité des sexes, et qui allaient se mobiliser à l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars 1914.
  • Les tensions politiques et sociales en Algérie, qui avait été annexée par la France en 1830 et où la population locale réclamait plus d’autonomie et de droits politiques.
  • Au mois de mai 1914, la France préparait également la commémoration du Mai 1914 du centenaire de la bataille de Waterloo, qui avait eu lieu le 18 juin 1815 et qui avait marqué la fin de l’Empire napoléonien.

Quelques événements culturels en France en mai 1914 :

  • Du 1er au 10 mai, se tient à Paris la deuxième édition de la Foire de Paris, un événement commercial et culturel qui attire de nombreux visiteurs venus de toute la France.
  • Le 3 mai, a lieu la première de l’opéra « Le Jongleur de Notre-Dame » de Jules Massenet, à l’Opéra-Comique de Paris (https://www.youtube.com/watch?v=ieDZO3P5aCo).
  • Le 16 mai, le célèbre artiste Henri Matisse ouvre sa première exposition personnelle à la Galerie Bernheim-Jeune, à Paris. Cette exposition présente de nombreuses œuvres majeures du peintre, dont certaines seront très influentes pour le mouvement fauviste (https://www.expertisez.com/magazine/henri-matisse-la-maitrise-du-trait-et-de-la-couleur).
  • Tout au long du mois de mai, les cinémas parisiens proposent une programmation variée, avec la projection de nombreux films muets, dont certains sont devenus des classiques du cinéma.

    Mai 1914

    La France est gouvernée par le président Raymond Poincaré et son Premier ministre René Viviani. La France était alors confrontée à de nombreux défis politiques, économiques et sociaux, notamment :

    • Les tensions politiques avec l’Allemagne, qui avaient commencé à s’aggraver à partir de la crise marocaine de 1905 et allaient conduire à la déclaration de la Première Guerre mondiale en août 1914.
    • Les grèves ouvrières, qui avaient éclaté en janvier 1914, notamment dans les industries textiles du Nord de la France, et qui allaient se poursuivre tout au long de l’année.
    • Les revendications des mouvements féministes, qui réclamaient notamment le droit de vote et l’égalité des sexes, et qui allaient se mobiliser à l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars 1914.
    • Les tensions politiques et sociales en Algérie, qui avait été annexée par la France en 1830 et où la population locale réclamait plus d’autonomie et de droits politiques.
    • Au mois de mai 1914, la France préparait également la commémoration du Mai 1914 du centenaire de la bataille de Waterloo, qui avait eu lieu le 18 juin 1815 et qui avait marqué la fin de l’Empire napoléonien.

    Quelques événements culturels en France en mai 1914 :

    • Du 1er au 10 mai, se tient à Paris la deuxième édition de la Foire de Paris, un événement commercial et culturel qui attire de nombreux visiteurs venus de toute la France.
    • Le 3 mai, a lieu la première de l’opéra « Le Jongleur de Notre-Dame » de Jules Massenet, à l’Opéra-Comique de Paris (https://www.youtube.com/watch?v=ieDZO3P5aCo).
    • Le 16 mai, le célèbre artiste Henri Matisse ouvre sa première exposition personnelle à la Galerie Bernheim-Jeune, à Paris. Cette exposition présente de nombreuses œuvres majeures du peintre, dont certaines seront très influentes pour le mouvement fauviste (https://www.expertisez.com/magazine/henri-matisse-la-maitrise-du-trait-et-de-la-couleur).
    • Tout au long du mois de mai, les cinémas parisiens proposent une programmation variée, avec la projection de nombreux films muets, dont certains sont devenus des classiques du cinéma.

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Mai 1870

Mai 1870

Le plébiscite du 8 mai 1870 est le dernier plébiscite organisé sous le Second Empire. Voulu par Napoléon III, son but est de faire approuver les réformes entamées par le gouvernement et donner une nouvelle constitution au régime impérial. Il s’agit aussi pour l’empereur des Français de conforter sa dynastie.

Mai 1870

La France est gouvernée par l’empereur Napoléon III et son régime autoritaire du Second Empire. Le pays est en proie à des tensions politiques et sociales, notamment en raison de la crise économique qui frappe l’Europe et des difficultés rencontrées par l’Empire pour maintenir l’ordre et la stabilité.

Dans ce contexte, les mouvements politiques d’opposition se renforcent en France. Les monarchistes, qui souhaitent le retour de la monarchie, sont particulièrement actifs et cherchent à se rassembler autour d’un candidat commun pour les prochaines élections législatives de 1871.

En mai 1870, un scandale politique éclate, connu sous le nom de l’affaire de la « Bakou ». Il s’agit d’une tentative de coup d’État fomentée par des monarchistes et visant à renverser le régime impérial. Cette tentative est découverte par les autorités et les meneurs sont arrêtés. Cet événement renforce les craintes de l’Empire quant aux mouvements politiques d’opposition.

La situation internationale est tendue. L’Empire français est engagé dans une politique d’expansion territoriale en Europe et en Asie, qui suscite l’inquiétude des autres puissances européennes. Les relations avec l’Allemagne, en particulier, sont tendues en raison de conflits territoriaux et de la rivalité économique entre les deux pays.

Pour mémoire :

La fête du 1er mai, telle qu’elle est célébrée aujourd’hui en France et dans de nombreux pays du monde, en tant que fête du travail et journée de revendications sociales, n’existait pas en 1870.

Cependant, la date du 1er mai était déjà associée à des célébrations et des fêtes populaires depuis l’Antiquité. À l’époque médiévale, le 1er mai était notamment célébré comme le jour de la Saint-Philippe et de la Saint-Jacques, et était associé à des rites de passage et de fertilité.

Plus tard, à partir du XIXe siècle, le 1er mai est devenu une date importante pour les mouvements ouvriers et socialistes. Le 1er mai 1886, des manifestations d’ouvriers aux États-Unis ont donné naissance à des émeutes à Chicago, connues sous le nom de « Haymarket Affair », qui ont fait plusieurs morts. Depuis lors, la date du 1er mai est devenue un symbole du mouvement ouvrier et de la lutte pour les droits des travailleurs.

En France, la fête du 1er mai a été officiellement instituée en 1947 comme fête du travail et jour férié. Avant cela, elle était surtout célébrée par les syndicats et les partis politiques de gauche. Donc en 1870, bien que la date soit associée à des célébrations populaires, elle n’était pas encore liée à la fête du travail et aux revendications sociales.

Voici un rappel de quelques faits majeurs sur le plan politique :

  • Le 2 janvier 1870, Napoléon III a déclaré la fin du Second Empire et la proclamation de la Troisième République.
  • En février 1870, l’Assemblée nationale a voté une loi sur la liberté de la presse, qui a abrogé les lois restrictives de l’Empire.
  • Le 20 avril 1870, le Sénat a adopté une loi sur l’organisation de l’armée, qui prévoyait notamment la création d’un corps d’armée territorial.
  • En juillet 1870, la France a déclaré la guerre à la Prusse, entraînant la chute de Napoléon III et l’avènement du gouvernement de la Défense nationale.
  • Le 4 septembre 1870, la Troisième République a été proclamée suite à la défaite française lors de la bataille de Sedan et à la capture de Napoléon III.

Quelques faits culturels notables :

Le 7 mai 1870, le peintre français Édouard Manet a ouvert sa première exposition individuelle à Paris, présentant environ 50 de ses œuvres, notamment son célèbre tableau « Olympia ». https://histoire-image.org/etudes/scandale-realite

Le 17 mai 1870, la première représentation de l’opéra « Hérodiade » de Jules Massenet a eu lieu à Bruxelles, en Belgique. https://www.youtube.com/watch?v=BfPyxQv0ets

Le 19 mai 1870, le compositeur français Camille Saint-Saëns a donné un concert au Théâtre du Châtelet à Paris, interprétant notamment sa « Symphonie n° 2 en la mineur ».

Le 29 mai 1870, l’écrivain français Victor Hugo a publié son célèbre roman « Les Misérables », qui a connu un immense succès à l’époque et reste un classique de la littérature française.

« Les villes, comme les forêts, ont leurs antres où se cachent tout ce qu’elles ont de plus méchant et de plus redoutable. Seulement, dans les villes, ce qui se cache ainsi est féroce, immonde et petit, c’est-à-dire laid ; dans les forêts, ce qui se cache est féroce, sauvage et grand, c’est-à-dire beau. Repaires pour repaires, ceux des bêtes sont préférables à ceux des hommes. Les cavernes valent mieux que les bouges. » Extrait des Misérables.

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Robert MARCHAND (1915-1942)

  • Robert Marchand est un résistant fontenaisien (alias Froment), qui, torturé et refusant de parler, fut exécuté le 22 août 1942.

    Fils de commerçants, Robert Eugène François Marchand est né le 6 février 1915 à Fontenay aux Roses (Seine).

    Passionné de peinture, il fait sa scolarité au lycée Lakanal à Sceaux, et intègre l’Ecole des Beaux-arts à 17 ans.

    En 1934, il est diplômé de l’Ecole Art et publicité de Paris. Sympathisant communiste, il est, à partir de 1936, professeur de dessin à Gentilly et à Paris et artiste peintre.

    Mobilisé en 1939, dans un Régiment de Dragons motorisés, il est deux fois cité au cours de la campagne.

    Après sa démobilisation, il rentre à Paris, dans le 14e arrondissement, rue Daguerre, où se trouve son atelier qui est aussi son logement. En 1941, par une connaissance d’avant-guerre, il entre en contact avec l’Organisation spéciale du Parti communiste qu’il intègre rapidement. A partir d’août 1941, il s’engage dans la lutte armée contre l’occupant et participe à des attaques et des sabotages dans le XXe et le XVIe arrondissement.

    Aidé par son épouse Célina, qui est son agent de liaison, il opère également dans le XIVe arrondissement. A son actif s’inscrivent successivement les attaques à main armée du café de l’Océan, avenue du Maine, d’un poste de garde de la Porte d’Orléans, d’un soldat allemand boulevard de Vaugirard, d’un local de la Cité universitaire occupé par des soldats allemands…

    C’est son groupe qui fait ensuite sauter un train de munitions à Versailles et qui abat des officiers nazis rue de la Gaité.

    Le 16 avril 1942, sur des indications données par un délateur, il est arrêté près de Denfert-Rochereau par la police française. Son épouse est elle-même internée et, après avoir connu plusieurs camps et prisons, elle est libérée le 12 août 1944. Robert Marchand est conduit à la préfecture de police où il est torturé sauvagement par la brigade spéciale (BS2). On lui lacère les pieds que l’on brûle ensuite au briquet et à la lampe à souder. Mais il ne parle pas. Il est alors frappé pendant des heures à coup de nerf de bœuf et il reste deux jours les mains liées dans le dos. Il ne parle toujours pas.

    Transféré à la prison de la Santé, Robert Marchand est livré aux Allemands. Le 7 août 1942, il est condamné à mort par le tribunal militaire du Gross Paris. Au terme de quatre mois d’une pénible détention, il est fusillé le 22 août 1942, au stand de tir de Balard à Paris. Il est inhumé à Gentilly (Val de Marne).

    Robert Marchand est nommé à titre posthume commandant des Francs-tireurs et partisans (FTP).

    Chevalier de la Légion d’Honneur

    Compagnon de la Libération (décret du 20 janvier 1946)

    Médaille Militaire

    Croix de Guerre 1939-1945

    Médaille de la Résistance

    Pour faire perdurer le souvenir de ce résistant, une rue porte son nom à Fontenay-aux-Roses ainsi qu’à Gentilly.

    Sources :

    • https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005cc7f715af145
    • https:// ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-marchand
    • http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article147246
    • Pour information:

      Robert Marchand, connu sous le pseudonyme « Froment », faisait partie du réseau de résistance « Liberté », qui avait pour objectif de collecter et de transmettre des renseignements sur les mouvements de troupes allemandes en France. En août 1942, le réseau a été infiltré par un agent double de la Gestapo, qui a permis aux nazis de capturer plusieurs résistants, dont Robert Marchand.

      Robert Marchand a été torturé par la Gestapo pour obtenir des informations sur les activités du réseau, mais il a refusé de parler. Il a été condamné à mort et exécuté par les nazis le 22 août 1942 à l’âge de 23 ans. Sa mort a été un dur coup pour la résistance française et pour la ville de Fontenay-aux-Roses, où il est commémoré chaque année.

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Paul ASSIMON (1893-1915)

Paul ASSIMON (1893-1915)

  •  Paul Sylvain Gabriel Assimon est né le 30 avril 1893 à Beaumont dans l’Yonne.Classe 1913, bureau de recrutement de la Seine (3ème bureau) avec le matricule de 4305.
  • Sous-Lieutenant, il sert au sein du 39ème Régiment d’Infanterie, qui, pendant la Première Guerre participe à l’automne 1915 à la Troisième bataille de l’Artois. Celle-ci se déroule sur le Front Ouest ; dans le cadre de l’offensive française qui oppose la 10ème armée française et la 1ère armée britannique à la 6ème armée allemande.

    Paul Assimon est tué à l’ennemi le 3 septembre 1915 à Neuville Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.

    Mention « Mort pour la France ».

    Titulaire de la Croix de Guerre.

    Son nom est gravé sur le Monument aux morts de la ville.

    Il repose au cimetière de Fontenay-aux-Roses.

    Sources :

Pour mémoire:

Le 3 septembre 1915 à Neuville-Saint-Vaast, dans le Pas-de-Calais, s’est déroulée la première utilisation par les troupes françaises d’un gaz asphyxiant, le phosgène, pendant la Première Guerre mondiale. Cette attaque aérienne a été menée par des avions de l’Armée de l’air française, qui ont largué des obus remplis de phosgène sur les tranchées allemandes.

Le phosgène est un gaz toxique et asphyxiant qui a été largement utilisé pendant la Première Guerre mondiale. Il peut causer des dommages aux poumons et provoquer une mort lente et douloureuse. L’utilisation de gaz toxiques pendant la guerre a été interdite par la Convention de La Haye de 1899, mais cela n’a pas empêché les forces militaires de les utiliser à grande échelle.

Cette attaque aérienne à Neuville-Saint-Vaast a marqué le début d’une utilisation massive des gaz toxiques pendant la Première Guerre mondiale, avec des conséquences dramatiques pour les soldats et les civils impliqués dans le conflit.

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4 + 11 =

Georges VIGUIER (1926-1947)

 

Georges Viguier nait le 5 septembre 1926 à Bessan dans le département de l’Hérault, arrondissement de Béziers. En ce temps-là, au cœur de la Troisième République, les gouvernements se succèdent : Aristide Briand est renversé au profit d’Edouard Herriot, qui va bientôt devoir céder sa place à Raymond Poincaré, qui rétablit l’économie et la confiance des Français. C’est aussi un temps où enfin les puissances se mettent d’accord sur les dettes de guerre, que ce soit avec l’Angleterre ou avec les Etats-Unis. Des traités d’amitié se signent. C’est notamment le cas avec la Roumanie. Et notre empire colonial semble enfin stabilisé. Pour des générations et des générations. Quelques clairvoyants, et au premier titre il convient de citer le maréchal Lyautey, mettent néanmoins en garde pour un juste partage des richesses et un équilibre politique.

 

 

Georges Viguier quant à lui n’a peut-être que faire de ces considérations politiques. Ses parents sont montés sur Paris. Il suit avec les bagages ! Jeune adolescent, il découvre la Région parisienne sous commandement allemand. Il n’hésite pas – à 18 ans – à faire partie de ses jeunes français qui s’engagent dans la Résistance et œuvrent pour la libération de la capitale. Il suit le mouvement pour « la durée de la guerre » selon la formule consacrée. Il reçoit la Médaille Commémorative 39-45 Agrafe « Barricades ».

Puis c’est l’engagement dans la Légion étrangère. Il verra du pays – c’est promis dans les affiches de propagande – et la solde sera tout à fait appréciable par rapport à ce qu’il pourrait gagner en tant qu’ouvrier.

 Il intègre la Légion étrangère (matricule 23467) et la prestigieuse 13e demi-brigade au sein du 2e bataillon.

Situation en Indochine.

La guerre d’Indochine a commencé en décembre 1946 après le bombardement du port d’Haiphong par la marine française. Marine qui ne faisait que répliquer aux attentats répétés du Vietminh et ses velléités d’indépendance. Ce bombardement n’arrangeant rien d’ailleurs puisque dans la foulée Hö Chi Minh – en tant que leader du Vietminh – donne l’ordre de massacrer le plus d’Européens possible, Français en particulier, et de piller les maisons. « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme ».

Le Vietminh n’a pas encore le soutien de l’URSS et de la Chine (ce sera en 1949). Aussi, aguerrie dans la guerre du peuple, l’armée populaire vietnamienne se fonde sur la mobilité et la dispersion. Il s’agit là de la théorie du tigre face l’éléphant : « Le tigre est tapi dans la jungle. Il va harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, va se vider de son sang et mourir d’épuisement », ajoute Hô Chi Minh. De fait, les soldats communistes se permettent de refuser ou d’accepter le combat. Ils ont l’initiative et les Français du corps expéditionnaire sont généralement en retard et doivent subir. Les coups de main succèdent aux attentats, qui font place aux kamikazes…

La 13e DBLE en Indochine

Désignée pour faire partie du Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO), la 13e DBLE débarque du SS Ormonde le 6 février 1946 à Saigon, et s’installe au nord de la ville, dans le triangle Gia Dinh – Thu Duc – Hoc Man.

Les opérations commencent. Le 19 juin 1946 a lieu le premier combat à Mat Cat, en Cochinchine. La 13 est alors engagée des frontières du Siam jusqu’à Tourane, en passant par la plaine des Joncs. Ses bataillons sont éparpillés :

  • Le 1erbataillon s’installe au Cambodge, à la poursuite de Khmers qui se réfugient au Siam.
  • Le 2ebataillon installe son camp au centre Annam afin de défendre Tourane, dégager Hué et surveiller Quang Nam.
  • Le 3ebataillon doit quant à lui affronter les durs combats de Cochinchine, où les embuscades quotidiennes alternent avec des actions de force.

La 13e DBLE participe à de nombreuses opérations et bien souvent y laisse bon nombre de  combattants.

Pendant le séjour de Georges Viguier, plusieurs histoires arrivent et se racontent de bivouac en bivouac :

  1. Le 29 septembre 1946, l’interprète vietnamien du poste de Trunq Chan mélange du datura (hautement toxique) aux aliments : 47 légionnaires sont dans le coma, mais huit autres ont heureusement préféré prendre une douche avant le repas. Voyant l’état de leurs camarades, ils demandent des secours et préviennent ainsi l’attaque.
  2. Un an plus tard, le 19 août 1947, encore une séance d’empoisonnement collectif au poste de Ben Muong. Forts de l’expérience précédente, les ennemis coupent les fils du téléphone et mettent le datura dans le café. Mais un sergent et quatre légionnaires n’ont pas eu le temps d’en boire lorsque l’attaque se déclenche. L’un d’eux traverse inaperçu les lignes ennemies tandis que les autres tiennent tête aux 150 assaillants, pas trop mordants, il est vrai, car ils sont convaincus qu’ils n’ont qu’à attendre pour vaincre sans pertes. Quelques heures plus tard les renforts arrivent et les attaquants deviennent assiégés.
  3. Le 24 avril 1947, la sentinelle du poste « Franchini » voit arriver un groupe de soldats français poussant devant eux un prisonnier ligoté. La sentinelle les laisse pénétrer dans le poste, mais à l’intérieur, sur un signe du soi-disant prisonnier, ils ouvrent le feu, tuant les sept légionnaires et quatre partisans de la garnison.

 Mais le caporal Georges Viguier n’en verra pas beaucoup plus. Comme bon nombre de ses camarades, il souffre de maladies. Dans un long article sur la guerre d’Indochine, François Goetz (*) indique : « En zone tropicale la dysenterie amibienne, le paludisme, le typhus sont omniprésents. Les conditions du combat ne favorisaient pas l’application des mesures d’hygiène préventives. Dans les rizières et dans la brousse pullulent les parasites, les marches de nuit vous offrent aux piqûres des moustiques. Les premières années de guerre, les moyens médicaux furent insuffisants. Dans quelques bataillons, le médecin-chef distribuait la liste des médicaments de base, en incitant les cadres à se les faire envoyer par leur famille. »

 Le caporal légionnaire Georges Wilhelm Viguier meurt de maladie au Tonkin à l’hôpital militaire de Tourane le 12 septembre 1947. Son corps est rapatrié auprès de sa famille à Fontenay-aux-Roses.

 Mention « Mort pour la France ».

Titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille Coloniale, de la Médaille d’Engagé Volontaire, de la Médaille Commémorative 1939-1945 avec agrafe Barricades.

Il repose au cimetière de Fontenay-aux-Roses.

Sources :

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

+33 664362856

contact@le-souvenir-francais-fontenay-aux-roses.fr

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Gaston SANSOULET (1914-1942)

  • Gaston Sansoulet, matricule 46.096, le 8 juillet 1942 à Auschwitz

    Employé des Postes, Gaston Auguste Sansoulet-Planté est un résistant déporté politique, mort à 28 ans en déportation dans le camp d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.

    Né le 24 février 1914 à Paris 6ème  il est le fils de Félix Sansoulet-Planté, 30 ans, contôleur PTT, et de Marie Holveck confectionneuse. Il habite au 5 chemin des Moulins à Fontenay-aux-Roses (Seine / Hauts-de-Seine – 92). Gaston a un frère aîné : Jean, né le 9 janvier 1909. En mai 1925, leur père est élu conseiller municipal socialiste SFIO de Fontenay-aux-Roses ; non réélu quatre ans plus tard.

    Pendant un temps, Gaston Sansoulet est un membre actif de la section de Bagneux du Parti communiste. Il réside avec son frère Jean au 86 rue Boucicaut à Fontenay-aux-Roses ; il est employé des PTT (poste, télégraphe et téléphone), agent manipulant du service postal au bureau de la gare Montparnasse (Paris 15e) à partir de juillet 1935.

    Le 28 septembre 1935, à la mairie de Fontenay-aux-Roses, Gaston Sansoulet-Planté se marie avec Raymonde Pérot, née le 18 juin 1917 à Paris 14e, employée des Tabacs. Ils ont un fils : Jean Félix Robert, né le 29 novembre 1938. À partir de 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 9 bis, rue Jean-Jaurès à Fontenay.

    Adhérent à la CGT et au Parti communiste, Gaston Sansoulet est, pendant un temps, secrétaire de cellule à Fontenay-aux-Roses. Le 2 août 1940, son père, Félix Sansoulet-Planté, décède à Fontenay. Au cours de ce même mois d’août, Gaston Sansoulet est révoqué des PTT pour avoir, au cours d’une discussion dans la nuit du 1er au 2 mai précédent, « soutenu l’action clandestine de l’ex-Parti communiste en général et l’attitude de Maurice Thorez en particulier ».

    Le 26 septembre, Gaston Sansoulet est inscrit sur une liste policière des “indésirables” de Fontenay-aux-Roses. Sous l’occupation, la police française (RG) considère Gaston Sansoulet comme un « militant communiste notoire », poursuivant « son activité dans la région de Fontenay-aux-Roses ». De fait, le militant est resté actif au sein du Parti communiste clandestin, en contact avec Georges Delrieux et Robert Marchand, assurant la rédaction, l’impression et la distribution de tracts

    Le 14 juin 1940, les troupes de la Wehrmacht entrent dans Paris, vidée des deux tiers de sa population. La ville cesse d’être la capitale du pays et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Toute la banlieue parisienne est occupée les jours suivants. Le 22 juin, l’armistice est signé. Le 10 juillet 1940 le maréchal Pétain, investi des pleins pouvoirs par l’Assemblée nationale, s’octroie le lendemain le titre de «chef de l’Etat français» et lance la «révolution nationale» en rupture avec nombre de principes républicains (confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs ; rejet du multipartisme, suppression des syndicats et du droit de grève, antisémitisme d’état…).

    En 1941, Gaston Sansoulet est membre du Front National «Front national de lutte pour l’indépendance de la France», créé à l’initiative du Parti communiste clandestin le 15 mai 1941, il milite sur les communes de Fontenay, Chatillon, Le Plessis et Châtenay-Malabry

    En septembre 1941, une voisine des Sansoulet, Amélie R. – dame réputée « querelleuse » -, a une altercation avec Raymonde Sansoulet au sujet des enfants de cette dernière qui ont éclaboussé son palier. Décidée à mettre bon ordre dans tout cela. Mme R. se rend avec une amie au commissariat de Sceaux pour dénoncer le mari de sa voisine, signalant les imprudences du militant clandestin : ainsi des tracts mal cachés dans le hangar de la cour avaient été emportés par le vent et des enfants de l’immeuble avaient été vus jouant avec ! Dès le lendemain, une perquisition est effectuée et Gaston Sansoulet est arrêté.

    Le 20 septembre 1941, le préfet de police signe l’arrêté ordonnant son internement administratif, en application du décret du 18 septembre 1939. Gaston Sansoulet est conduit au dépôt de la préfecture de police (Conciergerie, sous-sol du Palais de Justice, île de la Cité), en attendant son transfert dans un camp. Le 9 octobre, il est parmi les 60 militants communistes (40 détenus venant du dépôt, 20 venant de la caserne des Tourelles) transférés au “centre de séjour surveillé” (CSS) de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne) ; départ gare d’Austerlitz à 8 h 25, arrivée à Rouillé à 18 h 56. Le 22 mai 1942, Gaston Sansoulet fait partie d’un groupe d’internés – dont 150 de la Seine, pour la plupart déportés ensuite avec lui – remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduits au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager).      

    Le CSS de Rouillé

    Wagon de la Déportation

    Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler). Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif. Le 8 juillet, Gaston Sansoulet est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le matricule 46.096.

    Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

    Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau ; alors choisi pour mettre en œuvre la « solution finale » – le génocide des Juifs européens –, ce site en construction présente un contexte plus meurtrier pour tous les concentrationnaires. À leur arrivée, les “45000” sont répartis dans les Blocks 19 et 20 du secteur B-Ib, le premier créé. Le 10 juillet, après l’appel général, ils subissent un bref interrogatoire d’identité qui parachève leur enregistrement et au cours duquel ils déclarent une profession (celle qu’ils exerçaient en dernier lieu ou une autre, supposée être plus “protectrice” dans le contexte du camp). Puis ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos.

    Le 13 juillet – après les cinq premiers jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – Gaston Sansoulet est dans la moitié des membres du convoi sélectionnés pour rester dans ce sous-camp, les autres étant ramenés à Auschwitz-I. Le 1er novembre 1942, dans la chambre (Stube) n°3 du Revier de Birkenau (Block n°8 du secteur BIb) – où se trouvent également Marcel Colin, Germa, Faugeron, Lenglet, Nonnet, Nouvian, Paupy, Roux et Vinsous –, il reçoit six gouttes d’un bactéricide, l’Anisine, et 15 g (“grains”) de Bol blanc (Bolus Alba; kaolin). Le 2 novembre, il reçoit 15 g de Bol blanc et quatre comprimés de charbon, remèdes contre la dysenterie. Le 3 novembre, il est inscrit dans le Stube n°1, avec le jeune Marcel Lavall, où il reçoit 15 g de Bol blanc et quatre comprimés de charbon. Dans ce dispensaire, le SS-Rottenführer Franz Schulz exécute certains détenus avec une injection mortelle dans le cœur… 

    Les jours suivants, le nom de Gaston Sansoulet n’apparait plus dans le registre des médicaments dispensés aux malades du Revier de Birkenau. Sans preuve absolue – l’acte de décès établi par l’administration SS  aisant partie des documents délibérément détruits lors de l’évacuation du camp –, il est raisonnable de penser que Gaston Sansoulet a succombé dans les jours suivants, c’est-à-dire au début novembre 1942 [voir Nota].

    Gaston Sansoulet est le seul “45000” de Fontenay-aux-Roses.

    Le 25 octobre 1945, dans le cadre des procédures d’épuration, Raymonde Sansoulet est convoquée devant la Cour de Justice afin de témoigner contre sa dénonciatrice.

    Le 29 octobre, deux “45000” rescapés écrivent à Madame Sansoulet afin de certifier du décès de son mari. Aimé Obœuf, qui était également dans la moitié du convoi restée à Birkenau, dit se souvenir très bien de lui, indiquant pour date de son décès le mois de septembre 1942 et pour cause le typhus. Il ajoute qu’un camarade mort en déportation – non nommé – lui a rapporté que Gaston Sansoulet pensait beaucoup à son épouse. De son côté, Mickey Guilbert certifie la disparition de Gaston Sansoulet, dans la mesure où celui-ci ne faisait pas partie des rescapés politiques français d’Auschwitz rassemblés au Block 11 au cours de l’été 1943.

    Le 11 février, Gaston Sansoulet reçoit le titre de Déporté politique.

    Son nom est inscrit sur le Monument aux morts de Fontenay-aux-Roses.

    Le 17 octobre 1947, le conseil municipal de Fontenay-aux-Roses donne le nom de Gaston Sansoulet à l’avenue de la Demi-Lune.

    Déclaré Mort pour la France, il est homologué au grade de sergent au sein de la Résistance intérieure française au titre du Front national (J.O. du 18 décembre 1949).

    La mention “Mort en déportation” est apposée sur son acte de décès (J.O. du 19-05-1998).

    Nota relatif à la différence de date de décès avec celle inscrite sur les actes d’état civil :

    Dans les années qui ont suivi la guerre, devant l’impossibilité d’obtenir des dates précises de décès des déportés, mais soucieux d’établir les documents administratifs nécessaires pour le versement des pensions aux familles, les services français d’état civil – dont un représentant officiait au ministère des Anciens combattants en se fondant sur diverses sources, parmi lesquelles le témoignage approximatif des rescapés – ont très souvent fixé des dates fictives : le 1er, le 15, le 30, le 31 du mois, voire le jour (et le lieu !) du départ. Concernant Gaston Sansoulet, c’est le 15 septembre 1942 qui a été retenu pour certifier son décès.

    Sources :

Le Comité du Souvenir Français Fontenay-aux-Roses

10 Place du Château Sainte-Barbe 92260 Fontenay-aux-Roses

+33 664362856

contact@le-souvenir-francais-fontenay-aux-roses.fr

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