Daniel Goupillon
Daniel Goupillon
17 septembre 1936 ✝ 4 août 2026
Président du comité de la FNACA de Fontenay-aux-Roses, secrétaire départemental de la FNACA des Hauts-de-Seine et membre de notre comité du Souvenir Français.
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Daniel Goupillon nous a quittés le 4 août 2026 à Saint-Palais-sur-Mer, en Charente-Maritime, où il résidait chaque année durant la période estivale et où il repose désormais.
Depuis plus de vingt-cinq ans, il était tout particulièrement dévoué au Devoir de mémoire. C'est avec une profonde tristesse que notre comité salue la mémoire d'un ami fidèle et d'un serviteur infatigable du souvenir.
Un engagement d'une vie
D'abord trésorier, Daniel Goupillon devient en 2018 président du comité de la FNACA — Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie — de Fontenay-aux-Roses.
Parallèlement, il était secrétaire départemental de la FNACA pour les Hauts-de-Seine, et à ce titre très investi dans la préparation des cérémonies et des congrès annuels. Il était également membre du comité du Souvenir Français de notre ville.
Au sein de la FNACA, la reconnaissance des militaires du contingent mobilisés en Afrique du Nord était l'œuvre de sa vie.
Le 19 mars, fidèle au rendez-vous de la mémoire
Chaque année, le 19 mars, à l'occasion de la Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, c'est avec émotion que, dans l'allocution qu'il prononçait, il évoquait le souvenir des 32 000 camarades « Morts pour la France », ainsi que les sacrifices, les séquelles et les traumatismes endurés par ceux qui en sont revenus.
En mémoire, en images
Présentation de la commémoration du 19 mars (2021) :
Daniel Goupillon (à droite) lors d’un
congrès départemental de la FNACA des Hauts-de-Seine.
Hommage
Prononcé par Jean-Claude Guérin, président départemental de la FNACA des Hauts-de-Seine.
Cher Daniel,
Toi si discret, si modeste, si pudique, quitter la vie loin des feux de la rampe, à la dérobée, c'est tout à fait toi, au paroxysme de la discrétion, car se manifester t'était incongru de peur de déranger, de perturber. Alors cher Daniel, comment te dire adieu sans te faire violence.
Tes tracas, qu'ils fussent de santé ou non, tu ne nous les as jamais dévoilés. Néanmoins, lors de la réunion du Bureau du mercredi 15 avril, tu fus soudain bouleversé, angoissé, les larmes aux yeux, d'une voix tremblante, à annoncer cette fibroscopie imminente susceptible de mettre un terme à tes fonctions de secrétaire, nous laissant tous médusés, abasourdis. Une telle confidence, si exceptionnelle de ta part, nous a laissés pantois, à court d'arguments.
Toi, d'humeur égale, d'une douceur du regard réconfortante, avec une extrême gentillesse, à l'écoute bienveillante, dévoué quelles que soient les circonstances, tu ne savais pas ne pas rendre service, à des voisins, à des adhérents, à des responsables de comités, pour soutenir la veuve éplorée. Tu étais connu des EHPAD, des cliniques, du Centre de rééducation de Fontenay, même de Léopold Bellan à Paris, pour rendre visite à des copains du comité de Fontenay, des responsables de comités voisins, des membres du Bureau départemental — j'en fus de ceux-là — des adhérents, pour apporter réconfort et friandises. Tu surmontais les problèmes avec brio et compétence, en toute modestie. On recourait à ton savoir-faire avec avidité, te sachant incapable de refuser. Ainsi tu nous as tous bien bluffés, même tes plus proches, dont je faisais partie.
Des alertes, tu m'en as pourtant adressées de multiples depuis janvier, les plus récentes remontant au mois de mai, au siège, lors de la préparation du Congrès, un matin, en me révélant que tes « obsèques se feraient sans fleurs ni couronnes », puis le lundi 2 juin, toujours au siège, le matin, mais cette fois en préparant la réunion du Bureau, que si tu « venais à disparaître, tu désirais que je reprenne la présidence du comité de Fontenay-aux-Roses ». En te confirmant mon respect de tes volontés, je te fis remarquer que tu partais en vacances empreint d'idées bien macabres. Comme toujours, je n'ai pas osé m'immiscer davantage dans ton intimité.
En 2006, en tant que trésorier, tu m'as accueilli au comité de Fontenay-aux-Roses ; nous avons immédiatement fraternisé et très vite établi des liens d'amitié. Assis en face de toi, par ton rapport sur l'état des effectifs, les problèmes de santé des uns et des autres sans oublier les adhérents, suivi du bilan de la trésorerie, tu m'as exposé les valeurs, les exigences, les défis d'un comité, et cela avec simplicité et une grande gentillesse. Tu ne courais ni après les décorations, ni pour te faire valoir, ni pour t'imposer : ton dévouement désintéressé était si flagrant.
Madame Goupillon, à l'instar de nombreuses épouses de responsables, vous regrettiez le temps que Daniel, votre mari, passait à la FNACA. J'en assume l'entière responsabilité et je vous supplie de m'en excuser. Daniel et moi formions un duo en osmose, bien apprécié de l'ancien maire de Fontenay-aux-Roses comme d'autres municipalités, de la préfecture ou de l'ONACVG. Daniel a même porté le drapeau départemental aux obsèques du vice-président du comité de Nanterre, du président de Clamart, du porte-drapeau départemental et de bien d'autres. Daniel s'épanouissait en assumant avec excellence des fonctions diverses. C'était sa manière toute personnelle de surmonter les avilissements de l'âge, les suites de son AVC, sa surdité… Il se rendait utile.
En tant que président départemental, je me devais de rendre cet hommage funèbre, mais je vous prie de me pardonner si notre profonde et sincère amitié a trop largement influencé mon propos.
Daniel repose en paix. Nous ne t'oublierons pas.
Jean-Claude Guérin — Président départemental de la FNACA des Hauts-de-Seine
L’hommage des porte-drapeaux, à Saint-Palais-sur-Mer.
Pour mémoire
- Le magazine municipal de Fontenay-aux-Roses lui a consacré quelques lignes dans les numéros 462 (avril 2021) et 484 (juin 2023) et merci à Madame Despina Békiari pour sa présence aux obséques et ses photographies.
- Vidéo : « Présentation de la commémoration du 19 mars (2021) par le président de la FNACA »
